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      <title>Mgr Fitzgerald, regard sur les révolutions arabes</title>
      <link>http://www.radiovaticana.va/FR1/articolo.asp?c=694085</link>
      <description>Entretien. Peut-on encore parler de « printemps arabe » ? Que sont devenus les idéaux de liberté, d’égalité et de justice sociale revendiqués par les révolutionnaires tunisiens, égyptiens et libyens ? 
Qu’en est-il du processus démocratique initié dans ces pays ? Qu’en est-il surtout de leur situation économique,  sociale et sécuritaire ? Quelle place pour les chrétiens dans ces nouveaux panoramas ?

Autant de questions abordées lors d’une conférence donnée par Mgr Michael Fitzgerald, nonce au Caire jusqu’en septembre 2012, et organisée sous l’égide de l’Institut pontifical d’Etudes arabes et d’islamologie (PISAI). Témoin privilégié des évènements ayant conduit à la chute du président Moubarak, Mgr Fitzgerald partage ainsi son expérience, et revient sur les nombreuses questions soulevées par ces révolutions arabes.

Avant tout, la liberté d'expression

L’un des apports principaux de ces révolutions a été la liberté d’expression. « Au moins en Egypte, affirme Mgr Fitzgerald, les personnes n’ont plus peur de s’exprimer, on entend toutes les opinions ». La presse et la télévision sont devenus les lieux privilégiés où s’exerce cette liberté conquise. C’est une véritable prise de conscience : « la société civile pense qu’elle a quelque chose à dire », souligne Mgr Fitzgerald. 

Les peuples sont-ils pour autant pleinement satisfaits des résultats immédiats de ces  diverses révolutions ? 

« Je ne crois pas », avoue Mgr Fitzgerald, et de citer le cas spécifique de l’Egypte. « Les gens sont déçus par le gouvernement, ou plutôt par le manque de gouvernement », affirme-t-il. L’inertie gouvernementale, et l’absence de mesures, exacerbent une situation économique désastreuse. Les touristes, peu rassurés, préfèrent les stations balnéaires de le mer Rouge, délaissant le Caire, Louxor, ou Assouan, qui dépendent essentiellement de l’industrie touristique. 

D’une manière générale, c’est la confiance qu’il faut redonner aux investisseurs, découragés par l’instabilité, et « le manque d’ordre ». « Mais ce n’est pas la fin! », tempère Mgr Fitzgerald, se référant aux prochaines élections législatives qui devraient se tenir au mois d’octobre. « On peut exercer son droit à voter contre le gouvernement qui est là », ajoute-t-il. « Ceux qui sont du bord des Frères musulmans sont plutôt contents ! » de la situation, reconnait-il avec humour, « mais ils ne sont pas la majorité dans le pays », prend-t-il soin de spécifier, tout en déplorant les divisions patentes entre les différents partis et factions non islamistes, cette véritable « fragmentation des forces », qui « affaiblit l’opposition au gouvernement actuel ».

Quelles sont donc les perspectives pour l’Egypte ? 

Pour Mgr Fitzgerald, « le processus démocratique est entré en jeu, et il faut l’encourager ».
Les chrétiens, quant à eux, ne doivent pas oublier le cœur du message du synode des évêques pour le Moyen-Orient, -qui avait eu lieu avant les printemps arabes-, et qui les invitait au courage, à l’espérance et à l’engagement. L’heure n’est pas à la fuite, mais à la lutte « démocratique », insiste Mgr Fitzgerald. « Ce message est difficile » , reconnait-il, mais le voyage de Benoît XVI au Liban en septembre 2012, ainsi que les contacts qu’il y avait établis avec les musulmans, ont, toujours pour Mgr Fitzgerald, « renforcé ce message »  synodal.
 « Oui l’avenir n’est pas très brillant pour le moment, mais je pense que notre foi et notre espérance doivent continuer », conclue-t-il.

Ecoutez l'intégralité de l'entretien, réalisé par Manuella Affejee : 00:04:34:51  

(Photo: Mgr Fitzgerald)</description>
      <author>webteam@vaticanradio.org</author>
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      <pubDate>Tue, 21 May 2013 13:11:11 GMT</pubDate>
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      <title>Le cardinal Onaiyekan : "Au Nigéria ce n'est plus seulement une guerre entre chrétiens et musulmans"</title>
      <link>http://www.radiovaticana.va/FR1/articolo.asp?c=693975</link>
      <description>L’armée nigériane poursuit son opération contre la secte islamiste Boko Haram dans le nord du pays. Au sixième jour de l’offensive mille hommes ont été envoyés en renfort. Les militaires ont annoncé lundi avoir repris cinq localités aux islamistes dans l'Etat de Borno, au nord-est du pays. L'armée a sécurisé les environs de New Marte, Hausari, Krenoa, Wulgo et Chikun Ngulalo après avoir détruit toutes les bases terroristes situées autour de ces localités. 

A Maiduguri la population souffre

A Maiduguri, la capitale de l’état, le couvre-feu est toujours en vigueur. les patrouilles militaires se sont intensifié, lundi, des soldats tiraient en l'air depuis leur véhicule pour libérer le chemin à leur passage, selon des habitants. L'armée a annoncé lundi y avoir arrêté "environ 120 terroristes alors qu'ils organisaient l'enterrement d'un de leurs commandants" tué la veille. Les activités commerciales ont presque totalement cessé dans cette ville de plus d'un million d'habitants et les gens se sont plaint d'avoir de plus en plus de mal à gagner de quoi vivre. 

Hélène Destombes a joint par téléphone le cardinal John Onaiyekan, archevêque d’Abuja. Il revient sur la situation dans le nord du pays   00:03:10:78  

(Photo : Un groupe de soldats dans le village de Baga dans l'état de Borno)
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      <author>webteam@vaticanradio.org</author>
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      <pubDate>Tue, 21 May 2013 08:24:15 GMT</pubDate>
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      <title>Enlèvements et tortures dans le Sinaï, une religieuse témoigne</title>
      <link>http://www.radiovaticana.va/FR1/articolo.asp?c=693954</link>
      <description>Entretien. Les autorités égyptiennes ont envoyé lundi des renforts policiers dans le Sinaï, après l'enlèvement de membres des forces de sécurité et de nouvelles attaques contre les forces de l'ordre dans cette région en proie à une instabilité croissante. Au Caire, la présidence a indiqué « ne pas avoir négocié avec les criminels » ayant kidnappé trois policiers et quatre soldats jeudi, en affirmant que « toutes les options sont envisageables » pour obtenir leur libération.

Sept soldats et policiers enlevès

Lundi à l'aube, des hommes non identifiés ont tiré à l'arme lourde sur un camp de la police, dans le Nord-Sinaï, sans faire de victime. Plus tard dans la journée, des inconnus ont ouvert le feu sur un poste-frontière avec Israël réservé aux marchandises, Al-Ouga, à proximité d'un autre camp de la police égyptienne.
 
Ces incidents interviennent après l'enlèvement jeudi dans le Sinaï de sept soldats et policiers, qui dans une vidéo depuis retirée du site de partage YouTube ont indiqué que leurs ravisseurs exigeaient la libération de « militants politiques » bédouins détenus.

Les réfugiés, premières victimes des ravisseurs

D’autres destins tragiques sont également en jeu dans le Sinaï. Cette région est en effet le théâtre d’une tragédie qui dure depuis des années : le trafic systématique, les enlèvements, et la torture des réfugiés dans le désert avant leur entrée en Israël. Des histoires insupportables de douleur physique et émotionnelle, des histoires de mort que la sœur Azezet Kidane entend au quotidien.

La religieuse combonienne vit à Jérusalem et lutte depuis des années contre le trafic des personnes dans le Sinaï. Elle a reçu en 2012, le Prix des Héros de la part du département d’Etat américain. Mari Duhamel l’a rencontrée, elle revient sur cette histoire tragique qui continue de se dérouler sous les yeux d’une communauté internationale irresponsable selon elle. Écoutez sœur Azezet Kidane  00:02:28:20  


Au début ça a commencé par le trafic d’êtres humains, des passeurs promettaient beaucoup de choses à ceux qui voulaient se rendre en Israël, en échange ils devaient payer entre 1 500 euros et 3 500 dollars. Le trajet pour venir en Israël se faisait dans des conditions extrêmes. Les migrants étaient entassés dans des camions, ils étaient échangés à d’autres trafiquants en cours de route, c’est horrible. 
Régulièrement, certains passeurs arrivaient avec plusieurs jours de retard à un rendez-vous. Les migrants devaient attendre sans nourriture, ni eau, beaucoup mourraient.
Mais surtout ces derniers temps il y a eu une augmentation de la torture en échange d’argent, ça a commencé lorsque le nombre de candidats à l’émigration s’est réduit. 

Les passeurs ont dû trouver d’autres solutions, alors ils ont commencé à kidnapper des personnes en Ethiopie et en Erythrée. Ils les emmènent de force dans le Sinaï et ils les torturent, par exemple, le 13 février dernier, une femme a été tuée. Ils lui ont coupé la langue et l’ont tellement torturée qu’elle en est morte. Elle était handicapée. Ils ont envoyé un message à son frère mais personne ne pouvait payer pour elle. Les ravisseurs demandaient 13 000 ou 14 000 dollars.
 
Avez-vous déjà parlé avec les preneurs d’otages ?

Quelques fois, ils m’ont appelé mais je leur ai dit que je ne voulais parler à personne. Je ne l’ai jamais fait, je ne veux pas les rencontrer. Ce sont des criminels, plus on s’implique et plus les otages seront torturés parce que les kidnappeurs pensent que nous sommes une grosse organisation et qu’on peut les aider. C’est pour cette raison qu’on ne doit pas être en contact avec eux.

Mais nous savons qui sont ces kidnappeurs ? 

Amnesty international a une liste avec tous les noms des ravisseurs et des bourreaux. Les victimes également nous disent qui sont les kidnappeurs et où ils se trouvent, mais la communauté internationale reste silencieuse bien que les médias en parlent régulièrement. Des gens meurent, personne ne fait rien, c’est ma plus grande peine. Nous avons pourtant fait parler des centaines de victimes devant des journalistes de tous les pays du monde, mais personne ne fait un pas en avant pour venir en aide à ces personnes qui souffrent et qui continuent de mourir.(Entretien réalisé par Marie Duhamel)

(Photo : migrants dans le Sinaï)</description>
      <author>webteam@vaticanradio.org</author>
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      <pubDate>Mon, 20 May 2013 19:36:07 GMT</pubDate>
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      <title>Des chrétiens se mobilisent pour la création d’emplois</title>
      <link>http://www.radiovaticana.va/FR1/articolo.asp?c=693891</link>
      <description>Comment les chrétiens peuvent-ils enrichir la réflexion en matière de création d’emplois ? c’est pour répondre à cette question qu’Ecclésia RH, acteur du recrutement et de la mobilité en univers associatif confessionnel, organise mardi 21 mai un colloque à Paris, au siège de la Conférence des évêques de France.
 
La rencontre sur le thème « un emploi pour tous » sera introduite par Monseigneur Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des Evêques de France. Elle rassemblera de nombreux chefs d’entreprises et spécialistes de l’emplois, de la finance et de l’éthique. La France, au même titre que de nombreux pays d’Europe occidentale, est actuellement confrontée à une destruction d’emplois, tant pour des raisons structurelles que conjoncturelles.
 
L’objectif de ce rendez-vous est donc, à partir de ce constat, de proposer des pistes de réflexion mais aussi, lors de groupe de travail, des mesures concrètes, en revenant aux fondamentaux de la foi chrétienne. Écoutez le directeur d’Ecclésia RH Jacques de Scoraille. Des propos recueillis par Hélène Destombes 00:02:48:19   

Le 1er mai dernier, le pape François avait rappelé l’importance du travail. Il « fait partie du plan de l’amour de Dieu, le travail est un élément fondamental pour la dignité d’une personne ». Le Pape avait ainsi appelé les responsables publics à ne pas ménager leurs efforts pour donner un nouvel élan au travail. Il s’était également adressé aux jeunes les invitant à ne pas avoir peur de l’avenir tout en gardant l’espérance.
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      <author>webteam@vaticanradio.org</author>
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      <title>Tunisie: les salafistes peuvent-ils faire tomber le gouvernement?</title>
      <link>http://www.radiovaticana.va/FR1/articolo.asp?c=693865</link>
      <description>La Tunisie est-elle au bord du chaos ? Certains se posent la question après les heurts violents ce week-end. Des affrontements en Tunisie se sont soldés hier par un mort et une quinzaine de blessés. Des manifestants et la police se sont affrontés dans la capitale, Tunis. Les raisons de ces violences : l’interdiction du congrès du groupe salafiste Ansar Ashariaa. qui devait avoir lieu dimanche dans la ville de Kairouan. Le groupe a donc appelé ses partisans à se retrouver dans la capitale. Au-delà de ces violences, le gouvernement a adopté un ton nouveau, n’hésitant pas à qualifier de « terroriste » Ansar Ashariaa. 

L’épreuve de vérité pour le parti Ennahda ?

Le parti islamiste Ennhada au pouvoir, voit désormais comme une menace à la sécurité nationale la présence de ces salafistes qui appellent à l’instauration d’un califat en Tunisie, rejetant la légitimité de l’état. « Ennahda se trouve dans une position délicate, sous le feu conjoint des critiques non islamistes qui l’accusent de laxisme au niveau sécuritaire et des salafistes qui l’attaquent dès qu’il s’en démarque et soutient le recours à la force. » note le Think Tank International Crisis Group dans son dernier rapport « Tunisie : violences et défi salafiste » 

La force de ce groupe djihadiste est-elle une menace grandissante pour la Tunisie? Nous avons posé la question à Ahmed Benani, politologue et anthropologue des religions à l’université de Lausanne   00:06:43:63  


(Photo Saif Eddine Erraïs, porte-parole du groupe Ansar Ashariaa.)</description>
      <author>webteam@vaticanradio.org</author>
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      <title>Le modèle social israélien au bord de l'implosion ?</title>
      <link>http://www.radiovaticana.va/FR1/articolo.asp?c=693645</link>
      <description>La crise économique n’épargne pas Israël. Les manifestations du 12 mai dernier contre les mesures d’austérité annoncées par le nouveau gouvernement ont jeté dans la rues des milliers d’Israéliens. Le ministre des Finances, Yaïr Lapid, grand vainqueur des législatives a présenté un budget de rigueur qui passe par la hausse des impôts mais aussi une augmentation de la TVA ou encore la diminution des allocations familiales. Des mesures qui provoquent la colère de nombreux israéliens, en particulier de la classe moyenne à qui Lapid avait beaucoup promis. 

Le modèle social de l'état hébreu en crise ?

Les manifestations rappellent le mécontentement social de l’été 2011 et viennent jeter le lumière sur la fragilité économique et sociale de l’état hébreu. Comment expliquer le désarroi de la classe moyenne ? Israël peut-elle s’attendre à une explosion sociale ? Autant de questions qu'Olivier Bonnel a posé à Daniel Bensimon, ancien député travailliste, aujourd’hui politologue et journaliste à Jérusalem   00:03:41:04  

(Photo : Des Israéliens manifestent à Tel Aviv le 11 mai contre la vie chère et pour plus de justice sociale)
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      <author>webteam@vaticanradio.org</author>
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      <pubDate>Mon, 20 May 2013 07:13:12 GMT</pubDate>
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      <title>La rétrospective de la semaine</title>
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      <description>Retrouvez des échos de l'actualité de la semaine. Une sélection des entretiens accordés à la rédaction de Radio Vatican. Politique, société, religion, un regard sur les sept derniers jours.

Rétrospective de la semaine du12 au 18 mai 2013, réalisée par Marie Duhamel   00:06:03:79  

Photo: les frères Cohen au Festival de Cannes.</description>
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      <pubDate>Sun, 19 May 2013 19:39:53 GMT</pubDate>
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      <title>L'Eglise catholique de Tanzanie se dit persécutée par un groupe de musulman</title>
      <link>http://www.radiovaticana.va/FR1/articolo.asp?c=693635</link>
      <description>L'Eglise catholique tanzanienne se dit persécutée par un groupe de musulmans et accuse le gouvernement d'inertie à l'encontre de ceux qui la menacent ou l'attaquent, dans une déclaration lue dimanche aux fidèles durant la messe. 

Ce texte de la conférence épiscopale fait suite à l'attentat qui a fait trois morts et une soixantaine de blessés le 5 mai parmi les fidèles à l'église Saint-Joseph-Le-Travailleur d'Olasiti, à Arusha (nord). Moins de cinq mois auparavant, le jour de Noël, un prêtre catholique avait été abattu devant son église dans l'archipel tanzanien de Zanzibar.

Un conflit politique

Cet épisode, à Noël, semblent accréditer la thèse d’un conflit latent entre la population musulmane et les chrétiens. Mais ces tensions qui semblent interreligieuses cachent aussi un conflit qui est politique. Zanzibar, à majorité musulmane, réclame son indépendance depuis de nombreuses années sans parvenir à aucun accord avec Dar es Salam. 

Ces violences sont pourtant surprenantes. Selon Nathalie Bernardie, professeur à l’Université de Limoges, spécialiste de Zanzibar, c’est un conflit politique qui oppose l’île au continent, et non un conflit religieux. Elle l’explique à Antonino Galofaro : 00:03:35:78

Conflit religieux

« Divers signes précurseurs avaient annoncé ces actes inhumains, sauvages, honteux et indignes de notre pays », affirment les prélats dimanche en évoquant des tracts, des articles de presse et des émissions de radio « menaçant l'Eglise et ses responsables ».

L'attentat du 5 mai « s'inscrit sans doute dans le cadre des maux planifiés par ceux qui ne veulent pas du bien à l'Eglise », estime la conférence. Selon elle, un groupe de musulmans, qu'elle n'identifie pas, avait déclaré au cours d'une réunion le 15 janvier 2011 à Dar-es-Salaam, la capitale économique du pays, que la Tanzanie était « dirigée de façon chrétienne ». Ce groupe avait même demandé « la fermeture de la représentation du Vatican » en Tanzanie, ajoute la déclaration épiscopale.

« Ce qui est très pénible pour nous, c'est que notre gouvernement n'a jamais condamné les revendications et les accusations de ces gens-là, pas plus qu'il ne les a arrêtés », poursuivent les évêques. « Tout ceci s'est fait en plein jour, parfois même en présence des instances de sécurité, comme la police », affirment-ils.

Les évêques appellent les forces de l'ordre à s'acquitter de leur mission: « que les instances de sécurité poussent plus loin » pour découvrir « ceux qui financent ce terrorisme et cette cruauté contre l'Eglise dans notre pays ». Ils condamnent « ce petit groupe qui abuse de la bannière musulmane pour semer les troubles et ternir l'image de musulmans de bonne volonté ».

A l'église Saint-Joseph-Le-Travailleur d'Olasiti, bondée dimanche, le message épiscopal a été lu par une fidèle. A la fin de la messe, des fonds ont été collectés en faveur des victimes de l'explosion du 5 mai, dont certaines sont encore hospitalisées. Avant de quitter l'église, plusieurs fidèles se sont signés en s'inclinant devant les tombes des trois victimes - une femme et deux enfants - inhumées sur le parvis.

Avec AFP

(Photo : des blessés soignés après l'attentat qui a fait trois morts et une soixantaine de blessés le 5 mai parmi les fidèles à l'église Saint-Joseph-Le-Travailleur d'Olasiti, à Arusha)</description>
      <author>webteam@vaticanradio.org</author>
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      <pubDate>Sun, 19 May 2013 19:24:47 GMT</pubDate>
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      <title>Non aux particularismes, le pape invite les mouvements ecclésiaux à marcher ensemble dans l’Église</title>
      <link>http://www.radiovaticana.va/FR1/articolo.asp?c=693555</link>
      <description>Ce dimanche pour la fête de la Pentecôte qui célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres le 50ème jour après Pâques, le pape préside une messe place Saint Pierre en présence de dizaines de milliers de fidèles venant du monde entier et appartenant à quelque 142 mouvements d’Eglise, communautés nouvelles ou associations laïques (l’action catholique italienne, les Focolari, Communion et Libération, le Chemin néo-catéchuménal, Chemin neuf, les Légionnaires du Christ, la fraternité Pentecôte, la communauté du Magnificat ou celle de l’Emmnanuel). Le compte-rendu de Marie Duhamel    00:01:36:48  

Dans son homélie, François appelle à réfléchir sur trois paroles liées à l’action de l’Esprit Saint : nouveauté, harmonie, mission. 

« La nouveauté nous fait toujours un peu peur, parce que nous nous sentons plus rassurés si nous avons tout sous contrôle (…) Et cela arrive aussi avec Dieu. Souvent, nous le suivons, nous l’accueillons, mais jusqu’à un certain point (…) Mais, la nouveauté que Dieu apporte dans notre vie est ce qui vraiment nous réalise, ce qui nous donne la vraie joie, la vraie sérénité, parce que Dieu nous aime et veut seulement notre bien ».

Quand nous voulons faire l’unité selon nos desseins humains, nous finissons par apporter l’uniformité 

L’Harmonie. « Si nous nous laissons guider par l’Esprit, la richesse, la variété, la diversité ne deviennent jamais conflit, parce qu’il nous pousse à vivre la variété dans la communion de l’Église ». en revanche, « quand c’est nous qui voulons faire la diversité et que nous nous fermons sur nos particularismes, sur nos exclusivismes, nous apportons la division ; et quand c’est nous qui voulons faire l’unité selon nos desseins humains, nous finissons par apporter l’uniformité, l’homogénéité ». Le pape invite ainsi les fidèles à «  marcher ensemble dans l’Église, guidés par les pasteurs qui ont un charisme et un ministère particuliers ». « L’ecclésialité est une caractéristique fondamentale pour chaque chrétien, pour chaque communauté, pour chaque mouvement. C’est l’Église qui me porte le Christ et qui me porte au Christ ; les chemins parallèles sont dangereux ! »

Avons-nous tendance à nous enfermer en nous-mêmes ?

Enfin la mission. « Les théologiens anciens disaient : l’âme est une espèce de bateau à voile, l’Esprit Saint est le vent qui souffle dans la voile pour le faire avancer, les impulsions et les poussées du vent sont les dons de l’Esprit ». « L’Esprit Saint nous fait voir l’horizon et nous pousse jusqu’aux périphéries existentielles pour annoncer la vie de Jésus Christ. Demandons-nous si nous avons tendance à nous enfermer en nous-mêmes, dans notre groupe, ou si nous laissons l’Esprit nous ouvrir à la mission ».

Vous êtes une richesse pour l'Eglise

A l'issue de la messe, le pape a prononcé à midi le traditionnel Regina Caeli: « Je voudrais remercier tous les mouvements, toutes les associations, les communautés et groupes ecclésiaux. Vous êtes un don et une richesse pour l'Eglise », leur a-t-il dit.

Homélie intégrale du pape François pour la messe de la Pentecôte

Chers frères et sœurs,
	En ce jour, nous contemplons et revivons dans la liturgie l’effusion de l’Esprit Saint opérée par le Christ ressuscité sur son Église ; un évènement de grâce qui a rempli le cénacle de Jérusalem pour se répandre dans le monde entier.
	Mais que se passe-t-il en ce jour si éloigné de nous, et pourtant si proche au point de rejoindre l’intime de notre cœur ? Saint Luc nous offre la réponse dans le passage des Actes des apôtres que nous avons entendu (2, 1-11). L’évangéliste nous ramène à Jérusalem, à l’étage supérieur de la maison dans laquelle sont réunis les Apôtres. Le premier élément qui attire notre attention est le fracas qui vint soudain du ciel, « pareil à celui d’un violent coup de vent » et remplit la maison ; puis « une sorte de feu qui se partageait en langues », et se posait sur chacun des Apôtres. Fracas et langues de feu sont des signes précis et concrets qui frappent les Apôtres, non seulement extérieurement, mais aussi au plus profond d’eux-mêmes : dans l’esprit et dans le cœur. La conséquence est que « tous furent remplis du Saint Esprit » qui libère son dynamisme irrésistible, avec des résultats surprenants : « Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit ». S’ouvre alors devant nos yeux un tableau tout à fait inattendu : une grande foule se rassemble et s’émerveille parce que chacun entend parler les Apôtres dans sa propre langue. Tous font une expérience nouvelle, jamais arrivée auparavant : « Nous les entendons parler dans nos langues ». Et de quoi parlent-ils ? « Des merveilles de Dieu ». 
	A la lumière de ce passage des Actes, je voudrais réfléchir sur trois paroles liées à l’action de l’Esprit : nouveauté, harmonie, mission.
1.	La nouveauté nous fait toujours un peu peur, parce que nous nous sentons plus rassurés si nous avons tout sous contrôle, si c’est nous-mêmes qui construisons, programmons, faisons des projets pour notre vie selon nos plans, nos sécurités, nos goûts. Et cela arrive aussi avec Dieu. Souvent, nous le suivons, nous l’accueillons, mais jusqu’à un certain point ; il nous est difficile de nous abandonner à Lui avec pleine confiance, laissant l’Esprit Saint être  l’âme, le guide de notre vie dans tous les choix ; nous avons peur que Dieu nous fasse parcourir des chemins nouveaux, nous fasse sortir de notre horizon souvent limité, fermé, égoïste, pour nous ouvrir à ses horizons. Mais, dans toute l’histoire du salut, quand Dieu se révèle, il apporte la nouveauté, il transforme et demande de se confier totalement à Lui : Noé construit une arche, raillé par tous, et il se sauve ; Abraham laisse sa terre avec seulement une promesse en main ; Moïse affronte la puissance du pharaon et guide le peuple vers la liberté ; les Apôtres, craintifs et enfermés dans le cénacle, sortent avec courage pour annoncer l’Évangile. Ce n’est pas la nouveauté pour la nouveauté, la recherche du nouveau pour dépasser l’ennui, comme il arrive souvent de nos jours. La nouveauté que Dieu apporte dans notre vie est ce qui vraiment nous réalise, ce qui nous donne la vraie joie, la vraie sérénité, parce que Dieu nous aime et veut seulement notre bien. Demandons-nous : sommes-nous ouverts aux « surprises de Dieu » ? Ou bien nous fermons-nous, avec peur, à la nouveauté de l’Esprit Saint ? Sommes-nous courageux pour aller par les nouveaux chemins que la nouveauté de Dieu nous offre ou bien nous défendons-nous, enfermés dans des structures caduques qui ont perdu la capacité d’accueil ? 
2.	Une seconde idée : l’Esprit Saint, apparemment, semble créer du désordre dans l’Église, parce qu’il apporte la diversité des charismes, des dons ; mais tout cela au contraire, sous son action, est une grande richesse, parce que l’Esprit Saint est l’Esprit d’unité, qui ne signifie pas uniformité, mais ramène le tout à l’harmonie. Dans l’Église, c’est l’Esprit Saint qui la fait, l’harmonie. Un des Pères de l’Église a une expression qui me plaît beaucoup : l’Esprit Saint « ipse harmonia est ». Lui seul peut susciter la diversité, la pluralité, la multiplicité et, en même temps, opérer l’unité. Ici aussi, quand c’est nous qui voulons faire la diversité et que nous nous fermons sur nos particularismes, sur nos exclusivismes, nous apportons la division ; et quand c’est nous qui voulons faire l’unité selon nos desseins humains, nous finissons par apporter l’uniformité, l’homogénéité. Si au contraire, nous nous laissons guider par l’Esprit, la richesse, la variété, la diversité ne deviennent jamais conflit, parce qu’il nous pousse à vivre la variété dans la communion de l’Église. Le fait de marcher ensemble dans l’Église, guidés par les pasteurs qui ont un charisme et un ministère particuliers, est signe de l’action de l’Esprit Saint ; l’ecclésialité est une caractéristique fondamentale pour chaque chrétien, pour chaque communauté, pour chaque mouvement. C’est l’Église qui me porte le Christ et qui me porte au Christ ; les chemins parallèles sont dangereux ! Quand on s’aventure, en allant au-delà de (proagon) la doctrine et de la Communauté ecclésiale et qu’on ne demeure pas en elles, on ne s’est pas unis au Dieu de Jésus Christ (cf. 2 Jn 9). Demandons-nous alors : suis-je ouvert à l’harmonie de l’Esprit Saint, en dépassant tout exclusivisme ? Est-ce que je me laisse guider par lui en vivant dans l’Église et avec l’Église ? 
3.	Le dernier point. Les théologiens anciens disaient : l’âme est une espèce de bateau à voile, l’Esprit Saint est le vent qui souffle dans la voile pour le faire avancer, les impulsions et les poussées du vent sont les dons de l’Esprit. Sans sa poussée, sans sa grâce, nous n’avançons pas. L’Esprit Saint nous fait entrer dans le mystère du Dieu vivant et nous sauve du danger d’une Église gnostique et d’une Église auto-référentielle, fermée sur elle-même ; il nous pousse à ouvrir les portes pour sortir, pour annoncer et témoigner la bonne vie de l’Évangile, pour communiquer la joie de la foi, de la rencontre avec le Christ. L’Esprit Saint est l’âme de la mission. Ce qui est arrivé à Jérusalem il y a près de deux-mille ans n’est pas un événement éloigné de nous, c’est un événement qui nous rejoint, qui se fait expérience vivante en chacun de nous. La Pentecôte du cénacle de Jérusalem est le commencement, un commencement qui se prolonge. L’Esprit Saint est le don par excellence du Christ ressuscité à ses Apôtres, mais il veut qu’il parvienne à tous. Jésus, comme nous l’avons entendu dans l’Évangile, dit : « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous » (Jn 14, 16). C’est l’Esprit Paraclet, le « Consolateur », qui donne le courage de parcourir les routes du monde en portant l’Évangile ! L’Esprit Saint nous fait voir l’horizon et nous pousse jusqu’aux périphéries existentielles pour annoncer la vie de Jésus Christ. Demandons-nous si nous avons tendance à nous enfermer en nous-mêmes, dans notre groupe, ou si nous laissons l’Esprit nous ouvrir à la mission.
	La liturgie d’aujourd’hui est une grande prière que l’Église avec Jésus élève vers le Père, pour qu’il renouvelle l’effusion de l’Esprit Saint. Que chacun de nous, chaque groupe, chaque mouvement, dans l’harmonie de l’Église, se tourne vers le Père pour demander ce don. Aujourd’hui encore, comme à sa naissance, avec Marie, l’Église invoque : « Veni Sancte Spiritus ! – Viens, Esprit-Saint, pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu’ils soient brûlés au feu de ton amour ! ». Amen.   
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      <title>La vitalité des mouvements ecclésiaux se voit aussi place Saint Pierre</title>
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      <description>Le pape a effectué un tour de jeep place Saint-Pierre et même, pour la première fois, sur la Via della Conciliazione qui relie la Vatican au Tibre. Avant la veillée qui est en cours, François a tenu à rencontrer au plus près les 150 000 fidèles, membres de mouvements, communautés nouvelles et associations laïques, qui sont venus de loin pour participer à ses côtés aux célébrations de la Pentecôte. Ce rassemblement, à l'initiative du Conseil pontifical pour la Nouvelle évangélisation à l'occasion de l'Année de la Foi, constitue la première rencontre du nouveau pape François avec les mouvements ecclésiaux. 

Par le passé, le pape Jean-Paul II les avait lui aussi rencontré à la veille de la Pentecôte les encourageant à être « des signes d'espérance pour le bien de l'Eglise et des hommes », tout comme son successeur Benoît XVI qui les avait invités à être « des écoles de liberté », de « cette liberté véritable, non celle d'esclaves », mais « celle des héritiers, la liberté des fils de Dieu ». 


Interrogé par Hélène Destombes, Francois Moog met l’accent sur la vitalité des mouvements ecclésiaux  00:02:01:10  

Docteur en théologie enseigne l’ecclésiologie à l’Institut Catholique de Paris, Francois Moog est également Directeur de l'Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique (ISPC).


(Photo : samedi 18 mai, le pape salue les fidèles place Saint Pierre.)
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