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     Accueil > Culture et Société  > dernière mise à jour: 2013-04-26 16:12:11
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Faso Soap : bientôt, se laver sauvera peut-être du paludisme



Depuis 2010, plus de 1,1 million de vies ont été sauvées. Dans un message publié à l’occasion de la Journée mondiale contre le paludisme instituée en 2007, le secrétaire général des Nations Unies a reconnu que l’objectif du millénaire consistant à arrêter et inverser la progression du paludisme se concrétise. « Cinquante pays sont en voie de réduire d’ici à 2015 la charge de morbidité du paludisme d’au moins 75 % », a indiqué Ban Ki-moon.
Ces progrès sont toutefois fragiles : « En Afrique, un enfant succombe chaque minute au paludisme » ; les systèmes de surveillance insuffisants et le financement mondial de la lutte contre le paludisme est entré dans une phase de stagnation. Ban Ki Moon a ainsi exhorté la communauté internationale à fournir le financement nécessaire pour protéger tous les groupes à risque et appuyer la recherche ainsi que l’innovation.

L’argent manque, pas les idées

Deux étudiants africains ont en effet mis au point un savon permettant de repousser le parasite à l’origine de la maladie qui reste la première cause mortelle en Afrique. Faso Soap, c’est son nom, a vu le jour à l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement de Ouagadougou. On le doit au burundais Moctar Dembélé et au burkinabé Gérard Niyondiko.

Alors que les médicaments et les outils de prévention sont onéreux, leur invention beaucoup plus abordable pour les populations, constitue un espoir dans la lutte contre la maladie. Récemment, ils ont été récompensés lors de la « Global Social Venture Competition », un concours organisé à l’université de Berkeley en Californie qui départage des projets innovants, devenant ainsi les premiers Africains à le remporter.

Pour nous parler du Faso Soap, l’un de ses inventeurs, Gérard Niyondiko. Il est interrogé par Olivier Tosseri RealAudioMP3


Le paludisme est provoqué par quatre parasites du genre Plasmodium et transmis à l’homme par les piqûres de moustique femelle. Mais les transfusions sanguines et le partage des seringues peuvent aussi transmettre le parasite. La transmission mère-enfant est également possible. Le parasite est « tenace » et la maladie peut surgir jusqu’à plusieurs années, après la contamination.
Photo : Soigné par Médecins sans frontière, Lastman Muthko, 2 ans souffre d’un paludisme aigu. Il se trouve à Doro, un des trois camps peuplés de réfugiés venant de l’état du Nil Bleu au Soudan.


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