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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2013-04-26 13:49:59
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Strasbourg prend la défense des minorités religieuses



La nouvelle est passée presqu’inaperçue : le Conseil de l’Europe a approuvé à la quasi unanimité, le 24 avril dernier, une Résolution sur la protection des communautés religieuses face à la violence : « Sauvegarder les droits de l’homme en relation avec la religion et la conviction et protéger les communautés religieuses de la violence ». Les promoteurs du texte affichent une satisfaction mitigée. Si le contenu de la résolution est intact, le titre a été modifié pour ménager les diverses sensibilités en particulier les plus laïques.

Le texte, approuvé par 148 voix favorables contre 3 contraires et 7 abstentions, place la question religieuse dans le contexte plus vaste et universel des droits de l’homme. Il rappelle aux Etats leur obligation de respecter « en rapport avec les questions sensibles du point de vue éthique » la liberté d’expression, le droit à l’objection de conscience des personnes et des communautés, ainsi que les droits éducatifs des parents.

Les insitutions religieuses pourront invoquer ce texte pour préserver leur autonomie

Cette Résolution se concentrait initialement sur la violence perpétrée contre les minorités religieuses hors d’Europe. Cependant, face au développement de l’hostilité antireligieuse en Europe, les députés y ont intégré - à destination des pays européens – un rappel de certains principes fondamentaux de la liberté de conscience et de religion actuellement menacés.

Cette Résolution pourra être invoquée par les défenseurs des droits parentaux, en particulier en matière d’éducation, et par les défenseurs de l’objection de conscience. Elle pourra également être invoquée par les institutions religieuses (comme les écoles privées et les employeurs religieux) pour préserver leur autonomie institutionnelle et morale face aux tentatives d’imposer à ces institutions la nouvelle moralité officielle (avortement, euthanasie, LBGT, enseignement du gender, etc).

Un climat croissant d’hostilité et d’intolérance à l’encontre du christianisme en Europe

Dans la foulée, Strasbourg a par ailleurs accueilli un séminaire alertant sur les nouvelles atteintes à la liberté de conscience, causées en Europe par les lois relatives au mariage, à l’adoption homosexuelle et à la non-discrimination. Le séminaire s’est déroulé en présence de députés européens, d’ambassadeurs et de fonctionnaires du Conseil de l’Europe. Un des initiateurs de ce séminaire, Grégor Puppinck, le directeur du Centre européen pour le droit et la justice, indique que les intervenants ont notamment dénoncé le climat croissant d’hostilité et d’intolérance à l’encontre du christianisme en Europe et des personnes attachées à la famille et à la morale naturelle. Cette hostilité se traduit par une violence de plus en plus ouverte et tolérée, y compris par certains grands médias et partis politiques.

Les multiples agressions perpétrées par des groupes tels que les Femen et l’impunité dont elles bénéficient ont été vivement dénoncées, alors même qu’en France de nombreux manifestants pacifiques en faveur de la famille ont fait l’objet de violences policières disproportionnées et ont été arrêtés. Un diaporama de ces agressions et violences a été présenté et la question de l’objection de conscience dans le cadre professionnel a été évoquée. Plusieurs députés ont convenu de se saisir du sujet. Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe va également être saisi.


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