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     Accueil > Justice et Paix > dernière mise à jour: 2013-05-06 16:16:27
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32 morts dans des manifestations au Bangladesh



Aux cris de « Allah Akbar » (Dieu est grand) et « les athées doivent être pendus », 200 000 militants du Hefajat-e-Islam, un groupe islamiste radical récemment créé, ont défilé sur au moins six grandes artères de la capitale du Bangladesh, bloquant la circulation entre Dacca et d'autres villes du pays. Ils réclament depuis plusieurs semaines la peine de mort pour tous ceux qui calomnient l'islam (les athées étant également considérés comme des auteurs de blasphèmes), ainsi que la fin de la mixité entre hommes et femmes.

Diverses démonstrations de force ont eu lieu et des ultimatums ont été posés par le groupe islamiste, mais sans faire plier le gouvernement. Au Bangladesh, la Constitution garantit la liberté de culte.

70 000 partisans du Hefajat-e-Islam refusaient de se disperser

Dimanche, des heurts parmi les plus violents recensés ces dernières années dans ce pays, ont éclaté entre des milliers de protestataires et les forces de sécurité. Au moins 28 personnes ont été tuées dont des policiers. « Nous avons été contraints d'agir, car leur rassemblement s'est poursuivi de manière illégale. Ils nous ont attaqués avec des briques, des bâtons en bambou et des pierres », a-t-il précisé un porte-parole de la police de Dacca, Masudur Rahman à l'AFP, ajoutant que les manifestants avaient finalement été dispersés tôt lundi matin. A l’aube, 70 000 islamistes refusaient toujours de quitter un district commercial important de la capitale.

Balles en caoutchouc ou balles réelles

La police affirme avoir fait usage de grenades et gaz lacrymogène, de canons à eau et tiré des balles en caoutchouc pour tenter de disperser les 70.000 islamistes. Cependant, selon des témoins et des médias locaux, des centaines de balles réelles ont été tirées pour disperser les islamistes déchaînés qui ont incendié un poste de police, des véhicules et des magasins.

L'Eglise lance un appel à la paix

Après les dévastations perpétrées par des radicaux islamistes au Bangladesh, l’archevêque de Dacca a lancé un appel à toutes les composantes de la société pour qu’elles favorisent la solidarité, l’harmonie et la paix. Dans un communiqué, Mgr Patrick D’Rozario demande que soient reconnus les droits de tous les croyants quelle que soit leur appartenance religieuse. Le secrétaire de Caritas Bangladesh a raconté à l’agence vaticane Fides la peur suscitée par ces manifestations revendiquant l’introduction du Coran et de la charia dans la vie civile ainsi qu’une loi sur le blasphème assortie de la peine de mort pour ceux qui offensent l’islam. L’Eglise catholique a exprimé sa préoccupation.

Décryptage d’une situation tendue, où percent des objectifs politiques, avec Jérémy Codron politologue, spécialiste du Bangladesh au Centre d’étude et de recherche internationale (CERI), à Sciences Po Paris. Il est interrogé par Manuella Affejee RealAudioMP3


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