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     Accueil > Politique  > dernière mise à jour: 2013-06-12 11:58:23
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Italie : la pauvreté des jeunes appelle à des mesures urgentes



1 million 800 000 jeunes, soit 17,6 % des mineurs italiens, se trouvent dans une situation de pauvreté relative, et plus de 700 000 vivent dans la pauvreté absolue. Tels sont les chiffres rappelés par la nouvelle autorité pour l’enfance et l’adolescence en Italie qui se réunissait lundi 10 juin. Son porte-parole, Vincenzo Spadafora, a évoqué les effets gravissimes de la crise économique sur les mineurs, aggravés par les coupes gouvernementales sur les dépenses publiques.

La pauvreté des mineurs entraîne des risques de marginalisation et de discrimination. Un quart des mineurs italiens n’étudie ou ne travaille pas et le taux de chômage des 15-24 ans dépasse les 40%. Tous ces éléments font peser sur la société italienne un fort risque de désintégration du tissu social. Le président du Sénat Pietro Grasso, qui participait à la réunion, affirmait ainsi : « Les dépenses publiques, et en particulier celles destinées aux mineurs, ne sont pas un coût mais un investissement fondamental».


Investissements et réformes sont requis

Le soutien aux familles est un des éléments importants pour redonner du potentiel aux jeunes, « en commençant par la maternité et le travail des femmes ». Il mettait en valeur dans son allocution non seulement la crise économique mais aussi «l’ appauvrissement moral » de la société italienne : selon lui, les valeurs de justice, de culture et de protection des droits fondamentaux sont en train de disparaître. Outre les investissements pour combattre la pauvreté des jeunes, le porte-parole de l’autorité pour l’enfance et l’adolescence a insisté sur d’autres sujets d’urgence pour le gouvernement italien : réforme de la justice des mineurs, droit de citoyenneté pour les enfants nés en Italie de parents étrangers.

Tout cela afin de, malgré la crise et les tensions sociales, « redonner aux jeunes une promesse, ou au moins un espoir ». La ministre de la Justice, Annamaria Cancellieri, tentait au contraire de pointer les points positifs de la péninsule concernant les enfants et les adolescents : « l’Italie a le taux de mortalité infantile le plus bas d’Europe et la scolarisation de la population italienne augmente ».


(Photo : le Garant italien pour l'enfance et l'adolescence Vincenzo Spatafora)


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