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     Accueil > Politique  > dernière mise à jour: 2013-06-21 08:22:45
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Les Talibans prêts à négocier



Quand les talibans se muent en diplomates. L’affaire a fait grand bruit ce mardi : une représentation officielle des talibans afghans a ouvert un bureau à Doha au Qatar, le jour même où le gouvernement afghan reprenait le contrôle intégral de la sécurité du pays.

Concrètement, les insurgés islamistes souhaitent discuter avec les Etats-Unis, au grand dam du pouvoir à Kaboul. Le pouvoir du président afghan est de plus en plus contesté et sur le terrain les talibans ne semblent jamais avoir été aussi forts. Ces négociations politiques avec Washington semblent en tout cas inaugurer un nouveau rapport de forces en Afghanistan. Le gouvernement américain a toutefois précisé que ce bureau ne devait pas être considéré comme une ambassade et qu’il n’était pas question de reconnaître le nom « d’émirat islamique d’Afghanistan ».

Malgré cette volonté apparente de discuter, les talibans montrent cependant qu’ils sont loin d’être un bloc monolithique. Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’IRIS RealAudioMP3


« Il y a différents mouvements au sein des talibans : certains voudraient discuter pour préparer la transition lors du retrait total américain, et d’autres qui veulent au contraire poursuivre la guerre contre tout ce qui ressemble à Karzaï ou aux Américains », explique le chercheur. Les talibans sont également divisés entre « nationalistes qui ne sont pas des fondamentalistes religieux, et des fondamentalistes ».

D’une certaine manière, ces talibans profitent du fait que le pouvoir d’Hamid Karzaï soit relativement limité à la zone de Kaboul et qu’il ne bénéficie plus du soutien inconditionnel des Etats-Unis, son principal allié. Washington, de son côté, prépare lui aussi la transition et cherche parmi les légitimistes des personnes susceptibles de prendre la relève du gouvernement actuel et parmi les talibans des éléments qui soient capables de négocier, ce qui, dans les deux cas, « n’est pas facile » selon le directeur de recherche à l’IRIS.

Photo : un porte parole des talibans et le vice-ministre qatari des Affaires étrangères lors de l'ouverture du bureau des talibans à Doha


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