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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2013-06-30 12:58:00
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Angélus : « Benoît XVI, un exemple merveilleux du dialogue intérieur avec Dieu »



Lors de la prière de l’Angélus dimanche 30 juin place Saint-Pierre, le pape François est revenu sur une phrase de l’Evangile du jour (Luc, 9, 51-62), quand Jésus « prend la ferme décision de se mettre en chemin vers Jérusalem », la « destination finale » où il doit « mourir et ressusciter, et ainsi achever sa mission salvatrice. »

A partir de cette prise de décision, Jésus est dirigé uniquement vers cet objectif, explique le pape. A ceux qui veulent le suivre, il donne les conditions : ne pas avoir de domicile établi, savoir se détacher des liens affectifs et ne pas céder à la nostalgie du passé. « Mais, poursuit François, Jésus dit également à ses disciples qui le précèdent sur la route de l’Evangile pour annoncer sa venue, de ne rien imposer : s’ils ne trouvent pas de possibilité d’accueil, il faut procéder autrement, tout en continuant à aller à l’avant ». Le pape a alors regardé la foule. Improvisant, il a souligné que « Jésus n’impose jamais, il est humble. Il invite, mais il n’impose pas. »

Suivre la Parole de Dieu rend libre

Pour le pape, ce passage de l’Evangile montre l’importance de la conscience : même Jésus écoute la parole du Père en son cœur et la suit. « Jésus n’est pas "télécommandé" quand il vient sur Terre, c’est le Verbe incarné, le Fils de Dieu fait homme, mais la décision d’aller à Jérusalem est une décision prise en conscience, avec le Père, en pleine union avec lui. »

Jésus a décidé d’obéir au Père, dans une écoute profonde et intime de sa volonté. C’est pour cette raison que la décision est ferme. C’est dans le Père que Jésus trouve la force et la lumière pour son chemin. Le Pape a également insisté sur la liberté donnée par Dieu : Jésus était libre dans sa décision, car le dialogue avec Dieu donne de la liberté. « Dieu ne veut pas des chrétiens égoïstes, incapables de créativité, télécommandés. » a insisté François.

Benoît XVI, un exemple à suivre

Le pape a ensuite évoqué son prédécesseur, Benoît XVI, qui « a donné un exemple merveilleux de ce rapport avec Dieu dans sa propre conscience. Quand le Seigneur lui a fait comprendre, dans la prière, le pas qu’il devait accomplir, Benoît XVI a suivi sa conscience, avec un grand sens du discernement et avec courage. C’est la volonté de Dieu qui parlait à son cœur. Cet exemple nous fait du bien et c’est un exemple à suivre », selon François.

Autre exemple à suivre, celui de la Vierge qui, « de façon très simple, a écouté et médité en son for intérieur la parole de Dieu. Elle a suivi son fils avec une conviction intime et une espérance solide. Marie nous aide à devenir toujours plus des hommes et des femmes "de conscience", toujours plus libres, capables d’écouter la voix de Dieu et de prendre la décision de la suivre, » a conclu le pape.

« Prier pour moi »

Avant de souhaiter un bon dimanche et un bon déjeuner aux milliers de fidèles qui étaient sous ses fenêtres, le pape les a invité à prier pour lui. François a d'ailleurs remercié « les évêques, les paroisses, surtout les plus pauvres, pour leurs prières et leurs dons afin de soutenir les initiatives pastorales et caritatives du successeur de Pierre à travers le monde. » En Italie, l'Eglise célèbre, le 30 juin, la Journée de la charité du pape.


Photo : Le pape lors d'un précédent Angélus place Saint-Pierre.


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