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     Accueil > Politique  > dernière mise à jour: 2013-07-11 08:39:05
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Le Premier ministre du Luxembourg contraint à la démission



Jeudi matin, Jean-Claude Junker rassemblera ses ministres, avant de présenter la démission de son gouvernement au Grand duc du Luxembourg. Après 18 ans à la tête de l’exécutif, le doyen des dirigeants européens a été contraint à la démission. Les socialistes, ses alliés au gouvernement, l’ont en effet lâché mercredi après-midi en déposant une motion demandant la dissolution de la Chambre des députés et l'organisation d'élections anticipées dans les trois mois. Son parti chrétien social se retrouvait donc isolé avec 26 députés sur 60.

Selon une commission d'enquête parlementaire, créée en décembre 2012 après la révélation d'une série d'écoutes faites par le service de renseignement du pays (SERL), « le Premier ministre, en tant que supérieur hiérarchique du SERL, n'avait pas seulement aucune emprise sur son service, mais il a de plus trop souvent omis d'informer la commission de contrôle parlementaire, voire le parquet sur les irrégularités, aberrations et illégalités des opérations entreprises par le service ».

Est-ce la raison du retrait de la confiance des socialistes ? Qui pourrait succéder à Jean-Claude Juncker et y aura-t-il une succession ? Les explications de Philippe Poirier RealAudioMP3

Philippe Poirier est professeur de sciences politiques à l'Université de Luxembourg et depuis juillet 2011, responsable de la chaire de recherche en études parlementaires de la Chambre des Députés du Luxembourg. Il est interrogé par Marie Duhamel.

Des élections vont être organisées, probablement en octobre. M. Juncker a indiqué aussitôt qu'il pensait se représenter à un mandat politique dans son pays, sans préciser s'il entendait de nouveau briguer le poste de chef du gouvernement.

« Le Premier ministre doit prendre ses responsabilités, non pas parce qu'il est malhonnête ou incompétent mais parce qu'il a fait les mauvais choix », avait déclaré le président du parti socialiste, Alex Bodry. « Il y a eu de graves dysfonctionnements. La responsabilité du Premier ministre est engagée », avait-il asséné.

30 ans à la tête du pays

Inamovible Premier ministre du Luxembourg depuis janvier 1995, Jean-Claude Juncker, était le dernier grand artisan de la construction européenne. A seulement 58 ans, il détenait le record de longévité à la tête d'un gouvernement européen, ayant rejoint le club des dirigeants de l'UE alors que François Mitterrand et Helmut Kohl étaient encore au pouvoir.

Mis en cause par une commission parlementaire pour sa « responsabilité politique » dans les dérives du service de renseignement (SREL), il avait accusé cette dernière d'avoir elle aussi failli dans le contrôle des activités de ce service.

Admettant tout au plus quelques « erreurs », il s'était presque posé en victime : « je ne suis pas d'accord pour endosser la responsabilité, car si c'était le cas, chaque ministre devrait alors être responsable de la moindre erreur commise par un fonctionnaire ».

Membre du gouvernement luxembourgeois sans discontinuer depuis plus de 30 ans, Jean-Claude Juncker est accusé par ses détracteurs d'avoir délaissé son petit pays au profit de l'Europe, son grand engagement, et de l'euro, pour lequel il s'est battu pendant huit ans à la tête de l'Eurogroupe.

Avec AFP


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