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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2013-07-12 10:40:18
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Commentaire de l'Evangile du dimanche 14 juillet



Le Père Pascal Montavit nous propose son commentaire de l'Evangile du dimanche 14 juillet, 15ème dimanche du temps ordinaire. Evangile selon Saint Luc, 10, 25-37 : « Maître, que dois-je faire,
pour avoir part à la vie éternelle ? »

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L’Évangile de ce jour propose un enseignement important sur la mission que Jésus a accomplie auprès des hommes et sur les commandements que nous sommes appelés à mettre en pratique.
Un docteur de la loi demande à Jésus ce qu’il doit faire pour avoir part à la vie éternelle. Invité à répondre lui-même à sa demande, il dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même » (Lc 10,27). Jésus reconnaît la justesse de cette réponse. Ce double commandement est déjà présent dans l’Ancien Testament. Aimer Dieu et son prochain. Ces deux réalités sont inséparables.

Toutefois, avec la venue de Jésus parmi les hommes, cette double exigence reçoit une lumière nouvelle. L’Évangéliste saint Jean, de son côté, nous apprend que cet amour de Dieu de tout son être et du prochain comme soi-même prend désormais une forme nouvelle que Jésus résume ainsi : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13,34). Il n’est donc plus question d’aimer l’autre comme soi-même, mais d’aimer l’autre comme Jésus lui-même a aimé. Or Jésus s’est livré sur la Croix. Il est mort pour chacun de nous. Le Nouveau Testament est bien plus exigeant que l’Ancien.

Il s’agit cependant de bien comprendre cet enseignement. Jésus est mort sur la croix une fois pour toutes et pour tous les hommes. Les hommes sont donc sauvés. Ce n’est pas à nous de revêtir le rôle du Sauveur. Nous sommes simplement appelés à imiter le Christ, tout en restant à notre place, dans la condition du disciple qui est lui-même sauvé par Jésus. Nous sommes appelés à être témoins du Salut que Jésus nous a acquis.
Pour mieux comprendre la nouveauté du commandement d’amour et l’imitation de Jésus à laquelle nous sommes appelés, l’Évangéliste Luc, quant à lui, propose la parabole du bon Samaritain. Les Pères de l’Eglise ont souvent reconnu Jésus sous les traits du bon Samaritain.
Voyons cela plus en détail.

Dans cette parabole, Jésus n’est ni le prêtre, ni le lévite mais le Samaritain. Il n’occupe donc pas une position de pouvoir, de reconnaissance sociale, mais il fait partie d’un peuple méprisé par les Juifs de Jérusalem. Le prêtre et le lévite ont peur de se souiller, de devenir impurs s’ils s’approchent d’un homme à terre qui pourrait bien être mort. Le contact avec un cadavre rend en effet impur. Le Samaritain, lui, est en voyage. Tout comme Jésus au milieu des hommes. Il a quitté son Père pour prendre chair de la Vierge Marie. Le Samaritain voit l’homme blessé et est saisi de pitié. Tout comme Jésus devant les foules sans berger. Le Samaritain s’approche, panse les plaies et y verse de l’huile et du vin. Tout comme Jésus qui guérit les malades. Le vin peut aussi préfigurer le sang du Christ par lequel nous recevons la vie éternelle. Le Samaritain conduit l’homme blessé à l’aubergiste et lui remet deux pièces d’argent pour les soins qu’il lui prodiguera.

De même, Jésus nous a rachetés du péché afin de nous offrir à son Père.
Jésus termine la parabole du bon Samaritain en s’adressant au docteur de la Loi. Il lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même » (Lc 10,37). Bien sûr, Dieu seul sauve. Mais nous sommes appelés à être témoins de ce Salut en prenant soin, nous aussi, de ceux qui sont blessés et qui attendent notre aide.


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