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     Accueil > Justice et Paix > dernière mise à jour: 2013-07-12 18:22:43
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RDC : vingt ONG du Kivu unis contre les violences faites aux femmes



Les violences faites aux femmes congolaises. C'est le thème du rapport remis par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), le jeudi 11 juillet à un comité de l'ONU. Le même jour, une délégation de quatre personnes, avec le soutien de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles (SFVS), a proposé au comité le rapport alternatif des vingt ONG.

Ces organisations dénoncent notamment les luttes armées pour le contrôle des ressources naturelles, cause majeure des violences subies par les femmes dans le pays. Des violences sexuelles dont sont victimes, depuis plusieurs décennies, de nombreuses femmes en temps de guerre comme en temps de paix. Elles n’ont cessé d’augmenter depuis le début du conflit entre l’armée et les rebelles du M23 dans l’Est de la RDC. Et la moitié de ces agressions sexuelles sont commises par des soldats et des policiers congolais.

« Il s’agit d’humilier, de terroriser la population en sachant que la femme a un grand rôle à jouer. On sait qu’en s’occupant de la femme, c’est toute la communauté qu’on met à genoux », explique Mathilde Muhindo, directrice du centre Olame pour les droits des femmes victimes d’agressions. Écouter : RealAudioMP3

Les ONG font également état de violences domestiques y compris de viols conjugaux.
« Toutes ces violences domestiques, qui sont aussi culturelles, toutes ces violences là nous les dénonçons aussi. Nous privilégions l’éducation et la sensibilisation parce que nous savons que des femmes et des hommes ignorent leurs droits et surtout les droits de la femme », précise Mathilde Muhindo.
Écouter : RealAudioMP3

Un constat dramatique dix ans après l’adoption du protocole de Maputo, le 11 juillet 2003, qui renforce la protection des droits des femmes en Afrique.

Mathilde Muhindo attend des pays voisins de la RDC et de la communauté internationale, qu’ils prennent leurs responsabilités dans ce « conflit à dimension internationale » : « on nous a trop aidé, soit disant dans les programmes de prise en charge des femmes violées. Si on avait travaillé aussi sur les auteurs et les vraies causes, peut-être qu’on n’en parlerait plus. »
Écouter : RealAudioMP3

Mathilde Muhindo, directrice du centre Olame pour les droits des femmes victimes d’agressions, interrogée par Audrey Radondy. (avec Agences)


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