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     Accueil > Charité et Solidarité  > dernière mise à jour: 2013-07-18 18:48:37
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Mgr Audo : les cinq priorités de Caritas Syrie



La Syrie ne voit pas la fin du conflit qui la ravage peu à peu depuis plus de deux ans. Symbole des malheurs du peuple syrien : les réfugiés qui s’entassent dans des camps dans les pays limitrophes, comme celui de Zaatari visité ce jeudi matin par le secrétaire d’Etat américain, en tournée dans la région. John Kerry en a profité pour rencontrer le directeur du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés ainsi que plusieurs personnes vivant dans ces camps.

Ces Syriens lui ont fait part de leur colère devant l’incapacité de la communauté internationale à faire cesser le bain de sang dans leur pays. Ils lui ont demandé aussi d’instaurer des zones d’exclusion aérienne et de bloquer les arrivées d’armes venant d’Iran et l’afflux de combattants du Hezbollah libanais.

A l’intérieur de la Syrie, on tente tout simplement de survivre à la guerre et de parer au plus pressé. Mgr Audo, évêque d’Alep et président de Caritas Syrie, revient avec Marie Duhamel sur les différents problèmes que son organisation à affronter au quotidien RealAudioMP3

La première urgence est celle de garantir aux populations un accès à la nourriture. C’est pourquoi, grâce aux partenaires de la Caritas, des paniers alimentaires sont distribués dans plusieurs régions touchées aussi bien directement par le conflit que par ses conséquences sur l’organisation de la distribution des biens alimentaires. « Avec la cherté de la vie, la dévaluation de la livre syrienne et le chômage, il a fallu absolument soutenir les familles avec des paniers alimentaires » explique le prélat qui reconnait que la Caritas Syrie n’est pas « assez préparée pour être efficace ».

La Caritas agit également dans le champ de la santé en essayant d’apporter un soutien pour les opérations et aux malades grâce notamment à Caritas Italie et à d’autres Caritas européennes.

Loyers, personnes âgées et éducation

Les déplacés syriens tentent de trouver un toit pour vivre. Les loyers ont du coup explosé dans les zones où ils ont trouvé refuge. Pour faire face au coût, certaines familles font appel à la Caritas. « Pour l’instant c’est assez timide, c’est très limité car cela coute cher de payer des loyers » regrette Mgr Audo qui assure cependant que son organisation fait ce qu’elle peut « pour soutenir le plus grand nombre de familles ».

Autre point fort de l’action de la Caritas dans ce conflit civil : la préparation de l’avenir au travers de l’éducation. L’Eglise tente de maintenir malgré les conditions souvent difficiles, un semblant d’éducation scolaire. La Caritas donne ainsi des bourses « à des étudiants à Alep qui ne peuvent pas se rendre à l’université à cause de la cherté des transports. Si on lui donne ne serait-ce que vingt dollars par mois, cela lui permettrait de payer au moins son transport et d’acheter du papier, des crayons pour suivre ses cours ». La Caritas prend soin aussi des personnes âgées, des gens « à qui personne ne pense » rappelle l’évêque d’Alep.



Photo : vue d'une rue de Homs, dont tous les bâtiments ont été détruits par les derniers combats, le 13 juillet 2013


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