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     Accueil > Politique  > dernière mise à jour: 2013-08-01 11:30:09
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Espagne : Mariano Rajoy s'explique devant les députés



Pour la première fois depuis la révélation d'un scandale de corruption au sein du parti majoritaire, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a donné sa version des faits. Il s'est présenté devant la Chambre des Députés lors d'une séance de questions au gouvernement. Rajoy a voulu "fournir les clarifications nécessaires" et dément "les mensonges et les manipulations" le concernant. Même si le chef du gouvernement a exclu de démissionner, il a toutefois reconnu s'être "trompé" en "faisant confiance" à l'ancien trésorier de son parti, Luis Barcenas, "quelqu'un qui ne le méritait pas". "Il m'a trompé, je croyais en son innocence" a-t-il ajouté.

Un scandale à hauteur de 25.000 euros par an

Mariano Rajoy est visé par un scandale de détournement d'argent. Selon la presse espagnole, il aurait touché 343.700 euros pendant une vingtaine d'années grâce à un système de comptabilité parallèle au sein du Parti Populaire (PP), le parti de centre-droit espagnol qu'il dirige depuis 2004.

Ainsi, selon des documents révélés fin janvier par la presse espagnole, le chef du parti aurait cumulé une rémunération de près de 25.200 euros par an entre 1997 et 2008, provenant de dons privés ou d'entreprises. Devant les députés, Mariano Rajoy a reconnu que le PP avait versé des "rémunérations complémentaires" à certains de ses dirigeants "pour leur travail", mais de façon légale. Rajoy renvoie la responsabilité à tous ceux qui ont perçues ces sommes, indiquant que les déclarer au fisc leur incombait personnellement.

La clé de voûte de ce système occulte reposait sur Luis Barcenas, intendant puis trésorier du PP de 1990 à 2009. Celui qui fut longtemps un proche de Mariano Rajoy est aujourd'hui en prison pour une autre affaire de fraude fiscale et de blanchiment d'argent. La justice a découvert qu'il détenait des comptes en Suisse à hauteur de 47 millions d'euros.

Un scandale à feuilleton

Le scandale du PP continue de faire des vagues en Espagne : la presse espagnole publiait à la mi-juillet plusieurs SMS échangés entre Rajoy et Barcenas jusqu'en mars 2013, montrant que les deux hommes ont maintenu un contact direct et permanent alors que le scandale avait déjà éclaté.

Ces révélations en série et la récession économique fragilisent la position de Mariano Rajoy à la tête du gouvernement espagnol, même si le PP détient la majorité absolue au Parlement.
En réaction aux explications de Rajoy, le chef de l'opposition Alfredo Perez Rubalcaba a demandé sa démission, affirmant qu'il "n'a pas dit la vérité aux Espagnols" et qu'il "porte préjudice à l'Espagne."

Jean-Baptiste Cocagne (avec agences)


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