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     Accueil > Politique  > dernière mise à jour: 2013-08-10 08:31:19
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Ruée sur l’Arctique



Selon les derniers relevés satellitaire dévoilés cette semaine par la NOAA, la National Oceanic and Atmospheric Administration, l’Agence nationale océanographique et atmosphérique américaine, la banquise de l’Arctique n’a jamais été aussi petite. En dix ans, à cause du réchauffement climatique, elle aurait même reculé d’une centaine de kilomètres.

Cette fonte des glaces ouvre de nouvelles voies pour le transport maritime et de nouvelles possibilités pour l’exploitation des ressources de cette région encore difficilement accessible, mais au potentiel économique énorme : la région abrite des réserves pétrolières encore non découvertes et des réserves de gaz.

Comment gérer une telle région ? huit pays riverains se sont réunis. Le Canada, le Danemark, les Etats-Unis, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Suède et la Russie ont créé le Conseil de l’Arctique en 1996. L’idée de départ est de s’intéresser à la protection environnementale et au développement durable dans la région. Désormais, des pays éloignés comme la Chine ou l’Inde sont devenus observateurs du Conseil. Les enjeux sont ainsi devenus essentiellement économiques.

Damien Degeorges est docteur en sciences politiques et fondateur de l’Arctic policy and economic forum. Il est interrogé par Antonino Galofaro RealAudioMP3


Les conditions de vie extrêmes et la difficile accessibilité des lieux ont préservé jusqu’à maintenant l’écosystème de l’Arctique. Mais les bouleversements climatiques et la possible exploitation des ressources pourraient bien briser un équilibre environnementale fragile. Cependant, « les enjeux environnementaux restent » temporise Damien Degeorges. « Les peuples de la région sont bien conscients de ces enjeux surtout les pays nordiques qui sont à la pointe dans ce domaine-là. Ce sont eux qui décideront s’ils veulent se développer et comment le faire d’une manière durable ». Le potentiel en énergie renouvelable, notamment hydraulique, n’est pas négligeable et le Groënland, l’Islande et la Norvège jouent cette carte. Cela suffira-t-il à préserver l'Arctique ?





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