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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2013-08-18 13:27:06
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Le Pape : "Foi et violence sont incompatibles"



Sous un chaud soleil baignant la place Saint-Pierre, le pape François a récité la prière de l’Angélus. Il est revenu sur l’Evangile de Luc de ce dimanche où Jésus parle notamment de division :“Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division » (LC, 12, 51), des paroles mystérieuses et parfois difficiles à comprendre.

"Comment interpréter ces propos ?" a demandé le Pape. "Cela signifie que la foi n’est pas quelque chose de décoratif, d’ornemental. Vivre la foi n’est pas décorer sa vie avec un peu de religion, comme si elle était un gâteau que nous décorerions avec de la crème. Non ! La foi ce n’est pas ça !" a-t-il dit, toujours friand de métaphores.

"La foi implique au contraire de choisir Dieu comme critère de la vie, et Dieu n’est pas le vide, Dieu n’est pas neutre, Dieu est toujours positif, Dieu est amour et l’amour est positif ! Après que Jésus soit venu dans le monde, nous ne pouvons faire comme si nous ne le connaissions pas, comme c’était quelque chose d’abstrait et de vide", a poursuivi le Saint-Père . Dieu a un visage concret, il a un nom : il est miséricorde, fidélité, il est la vie qui se donne à tous.

La suite du Christ est signe de contradiction

Quand Jésus dit qu’il est venu apporter la division, cela ne veut pas dire qu’il veut diviser les hommes entre eux, mais qu’au contraire il est notre paix et notre réconciliation a dit encore François. Cette paix n’est pas quelque chose de neutre, elle n’est pas un compromis à tout prix.


Suivre Jésus signifie donc renoncer au mal, a expliqué le Pape, renoncer à l’égoïsme et choisir le Bien, la vérité, la justice, même quand cela nous demande des sacrifices et de renoncer à nos propres intérêts. Et cela, nous le savons, implique de la division. Mettre le Christ à la première place signifie parfois accepter une opposition au sein même de la famille. Jésus est celui qui nous met face à un choix : vivre pour soi-même ou pour les autres, se faire servir ou servir, obéir à soi-même ou à Dieu. Dans ce sens, Jésus est « signe de contradiction »a-t-il dit.

La force n'est pas violence

Mais ce passage de l’Evangile n’autorise pas du tout l’usage de la violence pour diffuser la foi, a précisé le Pape. C’est justement le contraire : la vraie force du chrétien est la force de la vérité et de l’amour, qui comporte de renoncer à toute violence. La foi et la violence sont incompatibles, mais la foi et la force vont ensemble . Le chrétien n’est pas violent mais fort. Cette force est celle de la douceur, celle de l’amour.

Certains des proches de Jésus ont eu aussi du mal à partager son mode de vie et de prêcher, mais sa Mère l’a toujours suivi fidèlement en fixant sur lui le regard de son cœur. « Demandons à Marie qu’elle nous aide nous aussi à avoir le regard fixé sur Jésus et à toujours le suivre, même si cela nous coûte » a conclu le Pape.

A l’issue de cet Angélus, le Pape a prié une nouvelle fois pour la paix en Egypte, ainsi que pour les victimes du naufrage du ferry aux Philippines qui a fait des dizaines de morts et de disparus.


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