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     Accueil > Justice et Paix > dernière mise à jour: 2013-08-19 17:30:57
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Centrafrique : Save the Children s'alarme des violences aux enfants



Une période de transition débute en Centrafrique. Michel Djotodia, l’ex-chef rebelle et le nouveau président depuis dimanche, a 18 mois pour organiser des élections. Près de 5 mois après la prise du pouvoir à Bangui, la capitale, par les rebelles du Séléka, la Centrafrique s’enfonce dans la peur et la crise humanitaire. La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l’ONU a examiné d’éventuelles sanctions contre des membres de l’ex-rébellion.

Même si des tirs d’origine indéterminée ont encore été entendus ce week end à Bangui, la situation semble se stabiliser dans la capitale où une force africaine a commencé à se déployer.
En province, en revanche, où des zones entières échappent au contrôle des autorités, la population vit dans un « climat permanent de peur », selon l’ONU.

Exactions multiples et viols

Dans un rapport, le Conseil de sécurité de l’ONU dénonce "un nombre croissant d’exactions et d’incidents attribués à des éléments incontrôlés du Séléka" : pillages, cambriolages, ou encore agressions sexuelles. Des agressions sexuelles dont sont notamment victimes des enfants. Selon l’ONG Save the Children, plus de 100 000 enfants sont confrontés à l’esclavage sexuel et sont enrôlés dans des groupes armés.

"Les enfants ne sont pas à l’école, ils sont menacés et ils risquent d’être abusés, exploités. Il n’y a personne et les communautés ne sont pas ensemble pour prendre en charge les enfants. Si personne ne vient, nous aurons un grand problème pour l’avenir", explique Maria Wangechi, directrice de Save the Children en Centrafrique. "Il n’y a pas suffisamment de ressources dans le pays pour tout faire. Il y a beaucoup de besoin, il faudrait donc que la communauté internationale aide plus le pays pour qu’on puisse mettre en place des projets pour protéger les enfants", précise Maria Wangechi.

Sans l'aide de l'ONU les ONG peinent à travailler

De son côté, ajoute Maria Wangechi, l’ONU pourrait faire "tout ce qui est possible pour rétablir la paix" et ainsi permettre à Save the Children "d'accéder à la population et surtout aux enfants. En attendant, l'ONG continue d'accueillir des enfants et se charge "d'informer les communautés pour qu’elles soient capables de les prendre en charge".

Peut-on parler d'une génération perdue ? "Si on ne réagit pas aujourd’hui ça peut arriver, nous tous, nous faisons le maximum pour que ça n’arrive pas", conclue la directrice de Save the Children en Centrafrique. 1,6 million de Centrafricains ont besoin d’une aide d’urgence et 206.000 personnes ont été déplacées, dont 60.000 ont fui dans les pays voisins.

Maria Wangechi, directrice de Save the Children en Centrafrique, interrogée par Audrey Radondy RealAudioMP3


(avec agences)


(Photo : selon Save the Children, plus de 100 000 enfants sont confrontés à l’esclavage sexuel et sont enrôlés dans des groupes armés)


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