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     Accueil > Justice et Paix > dernière mise à jour: 2013-09-03 18:15:54
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Fronde sociale sans précédent en Colombie



En Colombie, les ministres ont proposé lundi leur démission collective. Ils veulent permettre au président Juan Manuel Santos de remanier, en toute liberté, le gouvernement. Cette décision fait suite à la fronde sociale que connaît le pays ces dernières semaines. C’est la crise la plus importante depuis l’arrivée au pouvoir de Juan Manuel Santos en 2010.

"Il y a un problème, comme toujours dans ce genre de situation, de partage des bénéfices de la croissance. Il ne s’agit pas de demander des emplois, puisque le marché de l’emploi s’est amélioré, mais une meilleure répartition des gains, une meilleure protection de la nature, une meilleure qualité de vie", explique Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques, spécialiste de l’Amérique latine.

Lundi, les camionneurs ont annoncé leur intention de prendre le relais de la protestation paysanne commencée il y a deux semaines. Une partie des paysans ont signé des accords partiels la semaine dernière.

"Le président est pris par le calendrier électoral"

"Il y a des revendications multiples, le tout sur un fond, qui est très particulier à la Colombie, qu’est celui des négociations engagées par le gouvernement avec la guérilla des Farcs", précise Jean-Jacques Kourliandsky. Le chef de l'État a engagé depuis un an un processus de paix avec la principale guérilla du pays, en lutte depuis près d'un demi-siècle.

Les autorités poursuivent les négociations avec d’autres secteurs paysans, dans le sillage de pourparlers engagés avec des mineurs indépendants et des communautés indigènes également en conflit.

Une crise sociale qui pourrait freiner le président Juan Manuel Santos pour son éventuelle réélection en 2014. Selon le chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques : "Le président est pris par le calendrier électoral, ce qui le conduit nécessairement à faire des concessions en vue d’apaiser le conflit. Donc c’est comme ça qu’il faut s’en doute interpréter l’envoi de ministres sur le terrain, avec manifestement comme feuille de route, de trouver dans les plus brefs délais les bases d’un accord avec les différentes catégories sociales qui manifestent sur le terrain ou dans la rue".

Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’institut de relations internationales et stratégiques, spécialiste de l’Amérique latine, interrogé par Audrey Radondy RealAudioMP3

(avec agences)



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