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     Accueil > Politique  > dernière mise à jour: 2013-09-05 09:30:42
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G20 : L’économie éclipsée par la Syrie



Entretien - Lever de rideau sur un G20 tendu ce jeudi à Saint-Pétersbourg. La Russie accueille les dirigeants des vingt principales économies du monde sur fond de tensions internationales. Moscou, appuyé par Pékin, est inflexible sur le dossier syrien. C’est le sujet qui sera au cœur des échanges.

Mais officiellement, les principaux pays riches et émergents de la planète doivent faire le point sur la santé de l'économie mondiale et s'attaquer à la crise financière frappant de plein fouet actuellement les pays émergents. Ils sont confrontés au plongeon de leur monnaie et au tassement de leur croissance. Florent Parmentier, maître de conférences à Sciences-Po Paris et spécialiste de la Russie, revient avec Olivier Tosseri sur les enjeux de ce G20 RealAudioMP3

« La crise financière, la création d’emploi, l’évasion fiscale » : voilà les principaux thèmes à l’ordre du jour en cette ouverture de G20. Mais ces questions qui trainent sur la table des principales économies mondiales depuis 2008 et le début de la crise, seront certainement vite remisées pour laisser place à la grande question qui occupe les chancelleries : la Syrie.

« Aucun accord n’est à attendre » sur le sujet, estime Florent Parmentier. Les positions des Etats-Unis et de la France d’un côté, et de la Russie et de la Chine de l’autre, ne permettent pas de réconciliation immédiate. Comme l’a rappelé la diplomatie russe, « le G20 n’a pas vocation a remplacé le Conseil de sécurité » de l’ONU.

Peu d’avancée contre les paradis fiscaux

Les participants ont parfaitement conscience que les débats ne déboucheront sur rien « en matière de sécurité », explique Florent Parmentier. Mais le G20 « a une utilité dans les domaines économique et financier. » « 90 % de la richesse mondiale se trouve dans les pays du G20, les deux-tiers de la population mondiale y vivent, et 85 % des échanges mondiaux s’y passent » rappelle le chercheur.

De ce point de vue-là, « la pression sera plus sur les Etats-Unis dont la politique monétaire contribue à un effondrement des monnaies des pays émergents qui étaient jusqu’à présent les principaux moteurs de l’économie mondiale. Pour le reste, il est vrai que le G20 a été peu dynamique sur les paradis fiscaux, et n'a obtenu que peu de résultats concrets sur la régulation financière » constate Florent Parmentier.

Les pays du G20 ne seront en somme unis que lors de la traditionnelle photo de groupe.


Photo : le palais Constantin, près de Saint-Pétersbourg, lieu d'accueil du sommet du G20


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