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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2013-09-07 13:51:24
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Commentaire de l'Evangile du dimanche 8 septembre



Le Père Pascal Montavit nous propose son commentaire de l'Evangile du dimanche 8 septembre, 23ème dimanche du temps ordinaire. Evangile selon saint Luc 14, 25 - 33 : "Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple"

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L’Évangile de ce dimanche nous donne de méditer sur l’exigence de la condition de disciple. Comme une grande foule suit Jésus, celui-ci se retourne et dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple » (Lc 14,26-27).
Jésus appelle donc à une grande radicalité dans notre choix, à le mettre à la première place. Nous sommes appelés à renoncer à tout, jusqu’à notre propre vie afin de porter notre croix. Une telle exigence pourrait nous décourager. Qui peut en effet prétendre correspondre à une telle radicalité ? Ce discours absolu que prononce Jésus ne doit toutefois pas nous faire perdre de vue sa propre attitude vis-à-vis de ses disciples. En relisant l’Évangile, du début jusqu’à la fin, il est clair que lorsque les Apôtres commencent à suivre Jésus, ils ne comprennent pas grand-chose. L’Évangéliste Marc raconte même cette épisode où Jésus marche sur les eaux après la multiplication des pains, et il conclut : « Les disciples étaient intérieurement au comble de la stupeur, car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, mais leur esprit était bouché » (Mc 6,52).
Au moment de la Passion, les disciples s’enfuient. Pierre prend même l’épée puis renie son Maître. Jésus ne les accable pas pour autant. Bien au contraire, il leur donne rendez-vous en Galilée pour leur apparaître puis il les fortifie par le don de l’Esprit Saint au jour de Pentecôte. Il est donc important de réaliser qu’en tant que Chrétien, nous visons un idéal. Lorsque nous mesurons la distance qui nous sépare de celui-ci, ne nous découragerons pas mais disons-nous que nous sommes en chemin et que, petit à petit, avec la Grâce de Dieu, nous nous rapprochons de notre Maître.
Ensuite, Jésus raconte deux histoires pour montrer l’importance de calculer la dépense avant de s’engager. Celui qui veut bâtir une tour doit s’assurer qu’il a de quoi aller jusqu’au bout, sinon tous se moqueront de lui. De même, celui qui part en guerre doit vérifier que son armée est en mesure de vaincre l’armée ennemie. Si tel n’est pas le cas, il est préférable d’envoyer une délégation pour demander la paix.
L’idéal que nous poursuivons, nous le connaissons. Il s’agit de suivre le Christ en portant fidèlement, jour après jour, notre croix. Pour y arriver, il nous faut être prévoyant, c'est-à-dire savoir puiser à l’unique source qui nous permettra de tenir jusqu’au bout. La radicalité à laquelle le Seigneur nous appelle ne peut être réellement vécue que par la prière. C’est là que Jésus nous communique sa grâce. Ne pas prier serait vouloir construire une tour sans avoir les moyens de la terminer. En ce dimanche, descendons dans notre cœur pour retrouver celui qui y est toujours présent et qui nous attend.


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