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     Accueil > Voyages apostoliques > dernière mise à jour: 2013-09-22 18:30:52
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François secoue les élites face à une crise sans précédent



Non à la résignation et au pessimisme qui nous rendent sourds aux cris de justice. C’est le message que le pape François a voulu livrer au monde de la culture, dimanche après-midi, dans le cadre de sa visite à Cagliari, en Sardaigne. La rencontre s’est déroulée dans les locaux de la Faculté théologique pontificale régionale. Pour le Saint-Père, nous vivons une crise sans précédent qui présente de nombreux dangers pour l’humanité.

Chaque époque – a-t-il reconnu – porte en elle des éléments critiques, mais depuis au moins quatre siècles, jamais les certitudes fondamentales n’avaient autant été secouées. Le tableau que le pape François a brossé est sombre : atteintes à l’environnement, déséquilibres sociaux, production d’armes extrêmement puissantes, développement et impact des moyens d’information, de communication et de transport.

Il faut écouter les jeunes politiques. Ils ont une nouvelle musique à nous faire entendre

Nous vivons – a-t-il dit – une crise économique et financière, mais aussi une crise écologique, éducative et morale. Elle concerne le présent et l’avenir historique, existentiel de l’homme dans la civilisation occidentale et en conséquence dans le monde entier. Nous assistons à des mutations qui touchent la manière dont l’humanité vit son existence dans le monde. Cela engendre le découragement, la déception, la désillusion, la résignation, le pessimisme.

Pour le pontife argentin, il faut résister à la tentation apocalyptique qui peut provoquer la paralysie de l’intelligence et de la volonté. Il ne faut pas, non plus, « s’en laver les mains » avec pragmatisme, comme Pilate, car cela conduit à ignorer le cri de justice, d’humanité et de responsabilité sociale et favorise l’individualisme, l’hypocrisie voire une sorte de cynisme. Il faut, au contraire, chercher et trouver des chemins d’espérance, capables d’ouvrir de nouveaux horizons.

D’où le rôle qui revient aux universités comme lieux d’élaboration et de transmission du savoir, de formation à la sagesse, dans le sens le plus profond du terme, et d’éducation intégrale de la personne. Mais le pape François estime aussi qu’il ne faut pas avoir peur d’écouter les jeunes, y compris les jeunes politiques. Ils ont une nouvelle manière de penser la politique. Ils parlent autrement, ils cherchent une autre musique, une clef différente. Alors écoutons leur musique.


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