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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2013-09-26 13:08:43
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Commentaire de l'Evangile du 29 septembre



Le Père Pascal Montavit nous propose son commentaire de l'Evangile du dimanche 29 septembre, 26ème dimanche du temps ordinaire. Evangile selon Saint Luc, 16, 19-31.

Ecoutez le Père Pascal Montavit RealAudioMP3

L’Évangile de ce jour nous raconte la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare. Ce passage, propre à l’évangéliste Luc, propose plusieurs enseignements intéressants.
Tout d’abord, notons que l’homme riche n’a pas de nom, alors que le pauvre s’appelle Lazare, c'est-à-dire « Dieu aide ». Toutefois, ce n’est pas parce que le riche est riche qu’il n’a pas de nom, mais c’est parce qu’il laisse le pauvre couché devant son portail, sans soin et sans nourriture. Lorsque les deux meurent, l’un est emporté auprès d’Abraham, l’autre est enterré.
Ce qui suit est particulièrement instructif. L’homme riche est certainement dans un lieu qui pourrait être le purgatoire. Il va commencer à vivre un décentrement de soi, une purification.

La première parole de l’homme riche est un ordre qu’il donne à Abraham : « Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt, pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise » (Lc 16,24). L’homme riche, bien que dans l’Hadès, continue de penser à lui-même, à son confort et il donne un ordre afin que Lazare le serve. Il agit toujours en maître à qui tout est dû. Abraham lui explique que c’est son tour maintenant de souffrir et qu’un grand abîme infranchissable a été placé entre le lieu où il réside et celui où se trouve Lazare. De fait, entre le purgatoire et le paradis, l’homme ne peut pas décider par lui-même de passer de l’un à l’autre, mais le Seigneur, lui, peut faire passer, en temps voulu, du purgatoire au paradis.

L’homme riche semble alors mieux comprendre sa situation et le chemin qu’il est appelé à faire. Il demande cette fois-ci à Abraham : « Eh bien, père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. J’ai cinq frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture ! » (Lc 16,27-28). Le riche fait donc un progrès. Certes, il continue de donner des ordres à Lazare mais il ne se préoccupe plus de lui-même mais de ses frères. Il commence à penser aux autres afin que ces derniers puissent éviter ce lieu de torture. De fait, la purification qui est vécue au purgatoire peut certainement se comprendre comme un décentrement de soi. Le riche n’a toutefois pas encore accompli la totalité du chemin. Il continue de considérer Lazare comme celui à qui l’on donne des ordres.

Ensuite, la parabole prend une tournure plus solennelle. Abraham répond à l’homme riche de la manière suivante : « S’ils n’écoutent pas Moïse ni les prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus » (Lc 16,31). Il est donc prédit par avance que la Résurrection de Jésus ne suffira pas pour convaincre tout le peuple qu’il est vraiment le Fils de Dieu. De fait, cette prophétie se vérifie encore aujourd’hui.
Cette parabole contient donc un double enseignement. D’une part, elle nous interpelle afin d’être attentif au pauvre qui est près de chez nous et d’autre part elle nous rappelle que le cœur de notre foi est la Résurrection de Jésus-Christ. Dans le pauvre, l’humilié, nous retrouvons la présence du Christ. N’hésitons pas, en ce dimanche, à lui donner un verre d’eau s’il a soif, à le vêtir s’il est nu ou à le visiter en prison s’il est prisonnier.


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