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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2013-10-16 17:04:15
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Le commentaire de l'Evangile du dimanche 20 octobre



Le Père Pascal Montavit nous propose son commentaire de l'Evangile du dimanche 20 octobre, 29ème dimanche du temps ordinaire. Evangile selon Saint Luc 18, 1-8: "Jésus dit une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager "

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L’enseignement de l’Évangile de ce jour est simple. En une phrase, Luc résume le sens de la parabole que Jésus prononce : « il faut prier sans cesse et sans se décourager » (Lc 18). Ainsi, par son insistance, une veuve obtient satisfaction de la part d’un juge qui ne respecte pas Dieu et se moque des hommes. Une lecture attentive permet d’approfondir le sens de cette parabole.
Tout d’abord, c’est une veuve qui prie et qui demande à Dieu de lui rendre justice contre son adversaire (Lc 18,3). La veuve, tout comme l’étranger et l’orphelin, sont dans la Bible les trois situations sociales les plus précaires. C’est un devoir pour tout homme de les protéger, de ne pas profiter de leur situation de faiblesse. Or, un homme commet une injustice vis-à-vis de cette veuve. La prière de cette femme, Dieu l’entendra. Cette parabole nous rappelle donc que si Dieu est Amour, il est aussi juste. Vient un temps où celui qui a abusé des autres sera abaissé et celui qui était floué sera élevé. C’est une affirmation forte et récurrente chez l’Évangéliste Luc. On la retrouve par exemple dans la parabole du riche et de Lazare. C’est aussi dans ce sens que l’on peut comprendre la béatitude suivante dans l’Évangile de Matthieu « Heureux les affamés et assoiffés de la justice car ils seront rassasiés » (Mt 5,4).
Ensuite, le raisonnement de Jésus pourrait surprendre. Pourquoi établir une comparaison entre un juge qui ne respecte pas Dieu et se moque des hommes et Dieu lui-même ? Pour bien comprendre cet argument, il faut savoir reconnaître un outil de la rhétorique juive que l’on pourrait appeler la règle de l’a fortiori. Si une personne ou une réalité moindre peut faire quelque chose, combien plus pourra le faire une personne ou une réalité supérieure. Mais l’argument va encore plus loin. Il est dit implicitement que Dieu est le contraire de ce juge qui se moque des hommes. Cette comparaison dit donc que Dieu prend soin des hommes, qu’il est attentif à leurs besoins. En fin de compte, que Dieu aime les hommes. Et c’est pourquoi il leur rend justice.
Enfin, Jésus conclut ce récit par une parole bien mystérieuse : « Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » (Lc 18,8). Cette parole semble dire qu’à la fin des temps, la foi ne se trouvera plus sur la terre. Mais telle n’est pas le sens véritable de ce verset. Rappelons-nous cette autre parole de Jésus aux apôtres : « Par suite de l’iniquité croissante, l’amour se refroidira chez le grand nombre. Mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé » (Mt 24,12-13). Jésus met donc en garde ses disciples contre les épreuves et les tribulations qui ne manquent pas dans la vie de ceux qui suivent le Christ. Aujourd’hui encore, notre foi est mise à rude épreuve par un monde qui se proclame souvent autonome et indépendant vis-à-vis de Dieu.
L’appel que nous adresse cet Evangile est celui de la prière qui nous fait rencontrer le Seigneur dans l’intimité de notre cœur et qui nous fait nous exclamer, à la suite de Pierre et devant Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). La prière et la foi vont ensemble. C’est par la prière que nous expérimentons que Dieu nous aime et qu’Il nous donne la vie éternelle.


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