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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2013-10-23 13:37:20
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Mgr Chullikatt défend les droits de l'enfant à New York



Le Saint-Siège plaide en faveur "du droit de l'enfant à naître". Mgr Francis Chullikatt, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU à New York, a pris la parole lors de la 68e Assemblée générale, devant le Comité pour la promotion et la protection des droits de l’enfant. "Sans vie, tous les autres droits n'ont aucun sens " a-t-il déclaré, " le droit à naître doit être protégé de la même manière pour tous - sans discrimination d'aucune sorte, y compris en raison du sexe, d'un handicap ou de politiques dictées par l'eugénisme ". Mgr Chullikatt s’insurge donc contre " le diagnostic pré-natal entrepris dans le but de décider si le bébé sera ou non autorisé à naître ". Par ailleurs, la défense des droits de l'enfant exige aussi, indique t-il, "la protection de la famille, dont les avantages pour la société sont évidents : c'est la famille, et non l'État, qui abrite les enfants, les nourrit, les instruit, et élève la prochaine génération de la société ". En ce sens, "les États ont le devoir de défendre et de soutenir la famille dans l'intérêt supérieur de l'enfant et donc de prendre des mesures concrètes pour soutenir les parents dans le rôle qui leur est propre."

Mgr. Chullikatt pointe du doigt le Comité qui a mal interprété le texte de la Convention relative aux droits de l’enfant de l’ONU, exprimant de fait des avis qui n’ont pas force de jurisprudence.
Tout d’abord, déclare le représentant du Saint-Siège, « le fœtus est un membre de notre famille humaine et n’appartient à aucune sous-catégorie d’êtres humains », comme l’indique le préambule de cette même Convention relative aux droits de l’enfant « avant et après la naissance ». Il s’en suit qu’à « chaque enfant doit être garanti en premier lieu le droit de naître », « sans discrimination aucune », incluant « le sexe ou le handicap ou les politiques dictées par l’ eugénisme ». Donc le diagnostic prénatal « pour décider si à l’enfant il sera permis de naître est incompatible avec la Convention ».

Mgr Chullikatt appelle encore les États à « accomplir des étapes concrètes pour soutenir les parents dans le rôle qui consiste à élever leurs enfants », pour qu’ « à chaque enfant-prescrit la Convention- soit donné l’opportunité et les moyens » « pour leur consentir de se développer physiquement, moralement et socialement de façon saine et normale dans des conditions de liberté et de dignité ». Un rôle irremplaçable est celui de la famille qui protège les enfants, rappelle Mgr.Chullikatt, en soulignant comme « la pauvreté, le chômage, la maladie, le handicap, la difficulté d’accéder aux services sociaux à cause de discriminations et de l’exclusion » peuvent influencer « la capacité des parents à prendre soin de leurs propres enfants » et comme « les troubles mentaux et de comportement, les conflits, les toxicomanies et les violences domestiques » peuvent affaiblir « la capacité des familles à fournir un environnement harmonieux et sûr ». Défendre donc la responsabilité des familles et l’autonomie des parents dans l’éducation des enfants pour défendre les droits des enfants.

L’observateur du Saint Siège conteste aussi avec fermeté l’utilisation erronée de la part du Comité d’expressions comme « orientation sexuelle » et « identité de genre » et les recommandations aux États de donner aux enfants une éducation et les indications sur « la santé sexuelle, sur la contraception et sur « l’avortement sûr » sans le consentement des parents, de ceux qui sont les représentants légaux ou les tuteurs ; de promouvoir l’avortement comme méthode de planification familiale et de fournir des informations ou des services de santé sexuelle et reproductive sans tenir compte des objections de conscience des opérateurs. « De telles recommandations- dénonce l’évêque- sont particulièrement répréhensibles. Aucun avortement n’est jamais sûr car il tue la vie de l’enfant et cause des dommages à la mère ». Le représentant du Vatican exhorte donc la Communauté Internationale à soutenir les principes clairs d’une des Conventions les plus ratifiées- même si mal interprétée-sur les droits de l’enfant.


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