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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2013-11-15 13:36:44
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Boko Haram revendique l'enlèvement du père Georges



Boko Haram affirme détenir le père Georges Vandenbeusch, annonce faite par le groupe islamiste nigérian au lendemain de son rapt. Le père français Georges Vandenbeusch a été enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Cameroun. Yaoundé estimait alors que ce rapt « portait la signature » de Boko Haram, information aujourd'hui confirméee. Une enquête pour « enlèvement en relation avec une entreprise terroriste » a été ouverte jeudi à Paris. François Hollande précise que le père Georges a sûrement été emmené vers le Nigeria. Le président français assure que tout est mis en œuvre pour le retrouver.


Le Vatican dénonce la haine et la violence qui sévissent dans cette région


"C'est un cas extrêmement grave et horrible qui démontre à quel point dans cette région se diffusent la haine et la violence. Il est douloureux d'observer combien de fois les chrétiens sont soumis en raison de leur foi et de leur témoignage à des douleurs et à des persécutions", a affirmé à l'AFP le père Federico Lombardi. "Nous espérons de tout cœur que le père Georges Vandenbeusch puisse retrouver la liberté", a ajouté le jésuite, porte-parole du Vatican.



L'émotion reste vive chez les fidèles qui ont connu le père Georges


L’émotion est encore vive dans le diocèse de Nanterre et dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste de Sceaux, de laquelle dépend le père Georges. A peine la nouvelle connue, une veillée de prière a été organisée jeudi soir dans la communauté. Jeudi soir, de nombreux fidèles, des représentants de la communauté protestante et juive ainsi que le maire de la commune et du sous-préfet, se sont réunis en prière dans l’église paroissiale. Elle a été présidée par le père Hugues de Woillemont, vicaire général du diocèse de Nanterre. Il avait reçu récemment des nouvelles du père Georges. RealAudioMP3

Propos recueillis par Xavier Sartre


Père Hugues de Woillemont : L’église était pleine bien sûr, avec beaucoup de jeunes. C’était une très belle veillée de prière, apaisante, on s’est mis à l’écoute de la parole de Dieu. Ont participés bien sûr des paroissiens, peut-être d’autres personnes qui étaient venues mais aussi des frères et des sœurs de la communauté protestante et également des représentants de la communauté juive, qui est près de Sceaux. Il y avait le maire de Sceaux et aussi le sous-préfet. Donc, vraiment une belle veillée de prière. Après le temps de l’information et le temps de l’action, il y a le temps de la prière. On était heureux de se poser pour Georges, pour toutes les victimes et pour ceux qui contribuent aussi à la libération. J’ai dit qu’on priait pour Georges, pour les autres victimes mais que j’invitais aussi à prier pour les ravisseurs parce que je crois que c’est aussi le lieu où se vérifie notre foi de disciples du Christ :de prier pour ceux qui nous font du mal, pour que leur cœur change et qu’ils puissent évidemment utiliser d’autres méthodes pour revendiquer ce qu’ils ont à faire, à dire.

Radio Vatican : Quel est l’état d’esprit dans la paroisse et dans l’ensemble du diocèse ?

P. H. : C’est en même temps un esprit de mobilisation et d’espérance, aussi parce que Georges compte sur nous. Hier soir, je me disais « oui, à ce moment-là, il ne doit pas avoir de Bible, il ne doit pas avoir son bréviaire mais il doit égrainer, comme on le faisait, quelques « je vous salue Marie » donc voilà, une attitude de prière, de discrétion aussi, de confiance et de mobilisation. Avec l’inquiétude de savoir si cette situation va durer ou pas et combien de temps, comme on a pu le vivre pour une famille française il y a quelques mois.

RV : Est-ce que vous prévoyez d’organiser des veillées de prières régulièrement jusqu’à sa libération ?

P. H. : Plusieurs paroisses nous disent qu’elles vont organiser des veillées. Je sais qu’il y en a une qui est faite à Versailles car il y a une cousine de Georges qui y habite. Il y a également une demande de notre évêque de pouvoir nommer Georges à chaque prière eucharistique, en semaine et le dimanche, au cœur de la prière universelle, et d’y associer les victimes d’enlèvement et leurs familles.

RV : Est-ce que vous aviez eu récemment des nouvelles du Père Georges ?

P. H. : Oui, d’abord on avait des nouvelles régulières quand le mail ou le portable passait - parce que vous imaginez que ce n’est pas les conditions de liaison téléphonique ou mail que l’on a en Europe - mais on avait des nouvelles, disons, régulières de sa part, par lettres. Nous avons eu des nouvelles de lui grâce également à l’évêque de Maroua, Mgr. Stevens, qui nous a redit qu'il avait revu le Père Georges plus récemment et que oui, il était conscient du danger. Ils n’avaient pas eu l’obligation de partir mais il était très heureux d’être là. On peut rappeler qu’il y a trois ans, le Père Georges a été nommé dans une situation qui était différente de celle d’aujourd’hui et qu’il a choisi de rester alors que la situation est devenue difficile. C’est vraiment l’idée de l’image du pasteur qui reste avec son peuple, son troupeau, alors que celui-ci est en danger. Le Père Georges n’était pas parti en vacances dans un lieu dangereux. Non, il avait été nommé et envoyé à une communauté qui l’avait reçue, avec lesquels il cherchait le Christ, et pour vraiment être au service des plus pauvres , des plus fragiles. Et en tout cas, je trouve cela assez édifiant de dire « oui, la situation change, elle devient plus compliquée. Je ne suis pas une tête brûlée, je ne prends pas de risques » parce que le soir, par exemple, il faisait attention à ne pas rouler de nuit . Il disait « je reste aujourd’hui avec ce peuple qui vit une épreuve ».



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