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     Accueil > Politique  > dernière mise à jour: 2014-01-29 19:38:07
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Barack Obama bridé par le Congrès dans ses orientations sociales et internationales



(RV) Entretien - Barack Obama a prononcé mardi soir au Congrès son traditionnel discours annuel sur "l’état de l’Union". Cette intervention était très attendue, dans un contexte de tensions et de blocage institutionnel entre l’administration Obama et la majorité républicaine à la Chambre des représentants.

Barack Obama a notamment renouvelé sa promesse de fermer la prison de Guantanamo. Il avait déjà promis cette fermeture en 2009, sans concrétisation, pour des raisons juridiques.

Un discours progressiste et non consensuel

Sur la scène intérieure, il a promis de travailler pour l'égalité salariale entre hommes et femmes, ainsi qu'une hausse spectaculaire du salaire minimum de 40% pour les fonctionnaires fédéraux. Les fonctionnaires de base verraient le salaire d’une heure de travail passer la barre symbolique des 10 dollars. «Si vous cuisinez pour nos troupes, si vous lavez notre vaisselle, vous ne devriez pas être contraints de vivre dans la pauvreté», a-t-il argumenté.

Mais cette mesure suscite la colère de la droite américaine. De nombreux élus du Congrés ont refusé d’applaudir Obama, et sur Twitter un représentant républicain du Texas a même qualifié le président de « dictateur socialiste »…

Pour contourner l’hostilité des Républicains, Obama envisage de gouverner par décrets. Mais cette démarche d’empêchera pas le Congrès de persévérer dans sa stratégie d’obstruction, selon Yannick Mireur, politologue et spécialiste des Etats-Unis. Il est interrogé par Cyprien Viet. RealAudioMP3

Le chercheur estime que Barack Obama restera durablement bridé et ne pourra mener à bien ses réformes, à moins d'une victoire démocrate lors des élections de mi-mandat, en novembre 2014. Pour le moment, les démocrates sont minoritaires à la chambre des représentants, et ne disposent que d'une majorité relative au Sénat, loin des 60% qui leur permettraient de peser dans les débats parlementaires.

Une présidence à fronts renversés

Barack Obama a aussi évoqué la question de l’Iran, en confirmant une politique de détente. Elle suscite l'inquiétude de certains milieux d'affaires qui préfèreraient s'en tenir à la relation privilégiée entretenue traditionnellement par les États-Unis avec l'Arabie Saoudite. Mais dans son discours, Barack Obama a explicitement averti qu'il apposerait son veto à toute initiative du Congrès qui imposerait de nouvelles sanctions à Téhéran.

Sur le plan international, Barack Obama espère un appui des Européens dans cet nouvelle politique au Moyen-Orient, mais les révélations sur l'espionnage subi par les dirigeants européens a suscité un sérieux refroidissement dans la relation transatlantique. Ces thèmes seront au menu du sommet Etats-Unis-Union européenne auquel il devrait participer à Bruxelles le 26 mars.

Le président des États-Unis est attendu à Rome le lendemain pour une rencontre très attendue avec le pape François. Ce sera sa deuxième visite au Vatican. Barack Obama était venu rendre visite à Benoît XVI en juillet 2009, en marge du sommet du G8 de L'Aquila, en Italie. (RV avec agences)

Photo : Barack Obama mardi soir devant le Congrès, entouré par son vice-président Joe Biden, et le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, très critique sur les orientations sociales de Barack Obama.


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