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     Accueil > Politique  > dernière mise à jour: 2014-02-15 14:41:19
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Un gouvernement de compromis au Liban



(RV) Entretien - Le Liban a un nouveau gouvernement de compromis depuis ce samedi. Après dix mois de blocage, les partis politiques sont parvenus à se mettre d’accord pour préserver l’intérêt national comme l’a affirmé le nouveau Premier ministre Tammam Salam. La nouvelle équipe compte vingt-quatre ministres : huit au camp du Hezbollah, huit au camp de Saïd Hariri et huit à des proches du président de la République Michel Sleimane.

La volte-face du chef de file du camp du 14 mars, Saïd Hariri, qui refusait jusqu’à présent de participer à un gouvernement avec le Hezbollah, a, semble-t-il, en partie débloqué la situation. La multiplication des attentats et des assassinats ces derniers mois, explique aussi qu’un compromis a été trouvé alors que les problèmes sécuritaires, économiques et sociaux ne cessent d’augmenter.

Pourtant, rien de neuf n’est à signaler concernant ce gouvernement, comme l’explique à Xavier Sartre, Vincent Geisser chercheur à l’Institut français du Proche-Orient à Beyrouth RealAudioMP3

« On est dans une sorte de compromis d’élites qui n’ont pas véritablement produit de grandes réformes sociales et politiques qui donnent une impression d’immobilisme qui, paradoxalement vient rassurer les Libanais qui étaient inquiets de l’absence de gouvernement depuis un an », souligne le chercheur.

« Les politiques libanais ont pris conscience du danger de la violence et de ses effets catastrophiques et les assassinats et les attentats de ces dernières semaines ont accéléré une sorte de responsabilisation de la classe politique qui se rendaient compte que les conséquences de la crise syrienne au Liban devenaient catastrophiques en terme de cohésion sociale et de sécurité des élites. Il y a un réflexe auto-protecteur de la part des élites qui ont formé ce gouvernement pour se protéger » analyse Vincent Geisser.

Hezbollah vainqueur du rapport de force

Le Hezbollah apparait comme le vainqueur de cette sortie de crise qui consacre sa position incontournable sur la scène politique libanaise. Le camp du 14 mars faisait de l’exclusion du parti chiite la condition sine qua non pour sa participation à un nouvel exécutif. Il a finalement reculé. La milice du Hezbollah, véritable armée, est donc toujours présente. La participation de ses membres aux côtés des troupes de Bachar al Assad en Syrie n’est pas remise en cause.

Le nouveau gouvernement devra affronter le problème que cause la présence de plus d’un million de réfugiés syriens qui ne disposent d’aucun statut et d’aucun camp officiel. Il devra aussi s’atteler à résoudre les problèmes du quotidien de la population, comme la fourniture en électricité, en eau, les transports ou l’aménagement du territoire. Autant de dossiers qui sont en attente depuis plusieurs mois, sinon plusieurs années.


Photo: Tammam Salam


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