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     Accueil > Eglise > dernière mise à jour: 2014-03-05 18:52:27
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Le Pape se confie au Corriere della Sera



(RV) Près d’un an après son élection, le Pape François est revenu, dans une longue interview au quotidien italien Corriere della Sera, sur quelques aspects marquants de son magistère, de la vie de l’Eglise, de ses choix vis-à-vis de la Curie et de ses relations avec son prédécesseur Benoît XVI. L’interview, réalisée à la résidence Sainte-Marthe, révèle aussi quelques aspects moins connus de l’évêque de Rome.C’est la troisième fois que le Pape argentin accorde une interview à un quotidien italien.

«Benoît XVI n’est pas une statue conservée dans un musée, c’est une institution ; nous n’étions pas habitués à une telle situation mais cela se répètera peut-être». Le Pape François s’exprime en toute liberté, sur son prédécesseur mais aussi sur ses propres gouts et points de vue. «J’aime vivre au milieu des gens, je n’aime pas les interprétations idéologiques, je trouve offensant qu’on représente le Pape comme une sorte de superman». Bref il n’apprécie pas l’idéalisation de sa personne, une certaine mythologie du pape François note t-il : quand on dit par exemple qu'il sort de nuit du Vatican pour aller donner à manger aux clochards, cela ne lui est jamais venu à l'esprit. Le Pape n’est pas seul, il est entouré de collaborateurs et écoute ses conseillers ; mais au moment de décider il prend seul ses responsabilités.

Pas de sujets éludés

Dans cette interview, le Pape François n’élude pas les thèmes qui fâchent à commencer par le scandale des abus sexuels. A ce sujet, ces propos sont fermes : «l’Eglise a fait beaucoup. Elle est peut-être la seule institution publique à avoir agi avec transparence et responsabilité. Et pourtant elle est la seule à être attaquée», s’insurge-t-il dans une allusion à un rapport très critique de l’ONU. Les sujets chauds de société sont abordés. A propos des divorcés remariés, toute décision sera le fruit d’une réflexion profonde. Le mariage, c’est un homme et une femme ; les unions civiles, justifiées par les Etats laïcs pour régler des aspects économiques, doivent être évaluées dans leur variété. Quand il évoque aussi l'encyclique Humanae Vitae, il défend Paul VI qui a eu le courage de s'opposer au néo-malthusianisme mais qui recommandait aussi beaucoup de miséricorde, d'attention aux situations concrètes.

Sur la fin de vie, le Pape défend les soins palliatifs et critiques l'acharnement thérapeutique. Le rôle de la femme dans l’Eglise mérite un approfondissement théologal qui a déjà commencé, précise t-il encore. Pour lui, il n’y a pas de valeurs non négociables, il n’y a que des valeurs tout court. Enfin, des questions œcuméniques et internationales ont été également abordées dans l'entretien : le Saint-Siège entretient des rapports avec la Chine, quant aux orthodoxes il faut marcher et travailler ensemble sur la route de l’unité. Le Saint-Père explique par ailleurs avoir renouvelé son passeport argentin parce qu'il était arrivé à échéance, qu'il veut aller en Terre Sainte, en Asie, en Afrique, avant de retourner en Argentine, dont il ne ressent pas la nostalgie.


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